12/2/2007 - 24h Chrono, saison 6 : tuer le père/sauver la mère patrie.
Bonjour,
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Commentaires
http://www.newyorker.com/fact/content/articles/070219fa_fact_mayer
Sinon, j'ai appris qu'il y aurait une saison 7. De quoi nous inquiéter.
Très intéressant cela : "the conceit of the ticking time bomb first appeared in Jean Lartéguy’s 1960 novel “Les Centurions,” written during the brutal French occupation of Algeria. The book’s hero, after beating a female Arab dissident into submission, uncovers an imminent plot to explode bombs all over Algeria and must race against the clock to stop it. "
Slothorp,
Hahahaha ! Glumpf ! Je me reprends... L'escouade de scénaristes qui ressasse depuis 3 saisons maintenant les mêmes fredaines aura démissionné en lisant ce récit autrement plus inspiré.
Comment torture -t-on un alien ? En lui faisant écouter du Tom Jones ? Quant à cette 7è saison, elle n'augure rien de bon, en effet, d'autant que Kiefer Sutherland avait signé pour 6 initialement. L'acteur producteur est de tous les plans en attendant, au détriment de personnages féminins forts.
Céline,
Vous avez bien fait de vous arrêter à la saison 1 et à son dispositif en temps réel qui depuis s'est perdu !
Et puis parlons-en du temps réel foireux de la saison 1, écrite pour pouvoir être arrêtée au bout de 12 épisodes en cas d'insuccès...
Au contraire c'est un peu ce seul concept qui fait de la série (en tout cas de la première saison) un objet audiovisuel qui tient la route.
Je m'exprime très mal aujourd'hui, la fatigue se fait sentir après avoir enchaîné trop d'épisodes de Desperate Housewives saison 2 hier soir...
Il me semble que le temps réel - qui n'est qu'une espèce d'artifice pour emballer et vendre la série, son intérêt est, je crois, ailleurs - donne le meilleur de lui-même dans la saison 2.
Mais cela dit, je peux me tromper.
Le temps réel dans "24" est symboliser par le Spild Screen (je me rapelle plus de l'orthographe exact...) et l'horologe qui tourne en bas de l'écran.
Spild Screen, c'est très joli, sinon.
Spild Screen, c'est pas ça ? Désoler alors, je doit confondre...
Mais je te veux bien te croire, surtout pour la scène de l'agresseur probablement martien.
Julien>> Split screen... si je peux me permettre. ;)
Le procédé se réduit au minimum, au détriment du raccord, de la mise en abîme ou encore du suspense. Il n'y a plus de liant entre les images qui ne soit juste formaliste. Il y a eu, mais il n'y a plus et depuis longtemps.
Je regrette cette paupérisation tant esthétique que scénaristique (ce "déjà vu" que j'évoque; la série ressasse autant que ma grand-mère portugaise c'est dire !). Où sont passées les compétences d'écriture et les personnages féminins forts ?
Kiefer Sutherland, acteur producteur qui trouve là le rôle de sa vie, est en plein culte de la personnalité. Bientôt, il va nous faire le même coup que Stallone avec Rocky Balboa.
Aborder la série par le bout politique reste le plus intéressant. Un fascinant marasme.
C'est pas déjà le cas ? :-) J'suis d'accord avec ce point de vue ;-)
finalement le vrai méchant, ne serais-ce pas Jack Bauer ? Les autres sont là que por argumenter, justement ce "culte de la personnalité"
Pour plagier ton titre, il tuerai sa fille pour sauver sa mère patrie, si il le fallait... non ?
Le titre du billet est un indicateur fort (un spoiler diront certains que je remercie pour leurs mails d'insultes - J'y réponds progressivement) du drame à l'oeuvre dans cette saison. Si Jack sacrifierait sa fille ? Assurément. Il se bat pour une cause supérieure. En cela, son statut est le même que celui des terroristes qu'il traque. Une ambiguité qu'avait déjà explorée la série. Ici, on veut l'humaniser, trouver même une légitimité à ses actions sanglantes : il reste une brute.
rph,
Je suis d'accord avec vous mais quand la politique (au sens étymologique du terme, "politis") vient à faire défaut, on est dans un tout autre registre : la barbarie. En cela, le virage idéologique amorcé par la série pourrait se traduire ainsi : Irak is a dirty job but somebody's got to do it ! Je trouve le brouillage intéressant.
Votre commentaire m'a fait sourire, je l'avoue. Car vous dîtes que les intentions sont limpides...qui attestent d'une forme de schizophrénie ! Effectivement cette saison emprunte de manière éhontée à Alias. Il est vrai par ailleurs que l'action dans 24 prend le pas sur les questions morales, au profit d'un récit à la longue fort mécanique.
On peut envisager la série alors sous un autre angle pas inintéressant. Le personnage de Jack Bauer s'inscrit en rupture avec le héros collectif que l'on trouve aussi bien dans Lost, Friends, Entourage, Desperate Housewives et j'en passe. Bauer n'a pas besoin du collectif pour exister. Il incarne la survivance d'un héros de fiction "à l'ancienne" , affranchi du groupe.
Sans doute n'arrive t-on pas à s'y attacher également pour cette raison là...
ps: Ca reste quand même un fucking good divertissement, antithèse nécessaire à l'ultime série policiaire qu'est la magnifique série : The Wire
polémique
www.kusanagimotoko.blogspot.com
CE FILM EST TRES INTERESSANT DANS SA MISE EN EXHERGUE DE LA GEOPOLITIQUE MONDIALE.ON POURRAIT LE COMPARER D'UNE CERTAINE MANIERE AUX ROMANS DE LA COLLECTION S.A.S DE GERARD DE VILLIER.
NGOS KEND