10/12/2005 To catch a thief - De Marion Crane à Marion Holland
Bonjour,
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Commentaires
reprendre le personnage, le sauver d'une douche mortelle, l'habiller, passé, futur, le justifier en quelque sorte
imaginer un autre film, une autre marion, encore une autre, le prénom multiplié à l'infini -un "vice de forme" en quelque sorte, self-private joke ;-)
lh.
Excellente intuition, comme toujours !
Pierrot,
Tout classement est décevant (le consensus aux dépends du singulier).
Phillipe(s),
Curieux. Tu n'as pas reçu mon mail, en réponse à notre quizz privé ? Le tableau dans Psycho (celui que soulève Bates pour s'adonner au voyeurisme) est bien une variation sur Suzanne et les Vieillards, mais Tlön me disait qu'il avait été vraisemblablement peint pour les besoins du film. Donc, son auteur reste un illustre inconnu. Je n'ai trouvé, de mon côté, aucun crédits.
Marnie/Vertigo : l'ouverture de Marnie reprend effectivement les séquences de Vertigo.
The Birds dérive des oiseaux empaillés de Pyscho (cf la bande son accompagnant les meurtres de la "mère"
Scène de l'aveu du "Rideau Déchiré sue une colline jardin d'eden reprise de films antérieurs.
To be continued
to be continued, c'est à la mode
lh.)
C'est pourquoi, je n'y ai pas répondu tout de suite. Bien joué, Vincent : tu as réussi à tourmenter deux âmes tranquilles (?).
Marnie, c'est la frigidté, Bates, le refoulement. Une sexualité sublimée par le crime dans les deux cas. L'une kleptomane, l'un schizophrène. De la névrose à la psychose. Ca, c'est pour le symptôme.
Quant au devenir des personnages. L'une s'en sort, l'autre pas. Dans la lourdingue explication du psy à la fin de Psycho (évacuée par GVS), on dit bien que Norman est mort et que c'est Mme Bates qui a pris le dessus, en somme, s'est complètement incarnée.
Mais quand on y réfléchit bien, on se rend compte que Marnie, c'est pareil : une histoire d'incarnation. L'héroïne doit accepter son corps, sa féminité, ce que réussit, au fond, Norman Bates, à travers sa mère.
Ca rejoint ce à quoi tu pensais, Vincent ?
tu parles de refoulement, sandrine, mais quelque chose me gêne
dans les deux cas, les personnages ont une vie sexuelle, évidente
subie pour marnie
sans doute masturbatoire pour norman
mais
je ne pense pas que le crime se substitue au sexe : je pense qu'il s'y ajoute, qu'il en est un aboutissement, je veux bien qu'il se substitue à l'orgasme, voilà
vous voyez?
et il y a aussi le dédoublement de personnalité dans les deux cas (si je me souviens bien, marnie nie le vol) qui implique autre chose : le crime n'est pas un choix conscient, c'est un dérivatif
un substitut, direz-vous encore…
oui
mais
crime?
lh.
Je crois qu'il faut vraiment chercher du côté de l'incarnation, de la part féminine refoulée. Pas un hasard d'ailleurs le choix de Perkins, acteur très féminin. GVS en a d'ailleurs rajouté sur le côté queer de Vince Vaughn.
Je vois aussi ce qui sépare Marion Crane de Marnie. Marion a une vie sexuelle affirmée (la scène d'ouverture) par forcément enthousiasmante mais sans névrose. Elle est aussi déterminée, son "crime", le vol, n'est pas une pusion, mais une opportunité qu'elle saisi avec méthode et intelligence. Ce vol n'est pas lié à sa sexualité. Marnie c'est le contraire, sa kleptomanie est une conséquense de se phobies. Même si elle y met de la méthode, elle est aussi possédée que Bates quand il tue. Et lui aussi y met de la méthode. C'est d'ailleurs pour cela que je ne le vois pas se masturber non plus, ça me semble un contresens puisque quand il fait le voyeur, c'est une transition à son changement de personnalité.
Je m'excuse, c'est peu être un peu confus, mais c'est comme cela que j'analyse cette réflexion instinctive
je pense à nouveau la question : où est le crime?
dans les deux cas, c'est l'éducation, la famille
norman bates et marnie ne sont finalement que des victimes, au même titre que les leurs
en ce qui concerne la masturbation de bates…
il y a suffisamment de désir en lui pour justifier la présence de l'œil à travers lequel le garçon reluque ses proies : du voyeurisme à l'érection et du voyeur à l'onaniste, il n'y a qu'un pas
je n'ai par contre pas parlé de jouissance, d'éjaculation, ni d'orgasme -dans un cas comme dans l'autre, d'ailleurs
c'est bien l'insatisfaction d'une pulsion sexuelle, me dis-je, qui conduit à l'acte "criminel"
que bates se masturbe ou non (chez hitchcock ou van sant : que ce soit figuré ou non), cela vient évidemment à l'esprit de tout voyeur
non?
(une âme tranquille, sandrine? lol)
quant au crime lié à la féminité…
la scène de la douche de "psycho" : un exorcisme de la menstruation chez le réalisateur américain?
de même que le rouge vient en horreur pour marnie, forcément, forcée
lh.
Ensuite, si c'est le rapprochement d'un meurtre avec un vol qui vous choque, disons que je crois qu'ils sont similiaires en tant qu'actes cinématograohiques. Norman pourrait aussi bien être kleptomane ou Marnie une tueuse, ça ne changerait rien au fond de ces histoires.
les rapprochements sont faits pour être osés, ils diffèrent simplement de l'un à l'autre et c'est ce qui m'intéressait, ici
transgressivement,
lh.