10/7/2004 Déjà vu

En haut : Perfect Blue de Kon Satoshi (1997).
En bas : Requiem for a Dream de Darren Aronofsky (2000).
Revu l'excellent anime Perfect Blue, en complément de ma lecture de l'ouvrage Otaku, Les Enfants du Virtuel d'Etienne Barral. Tout comme l'héroïne, une talento en proie à des troubles identitaires, je me suis demandé si moi-même je ne souffrais pas de schizophrénie. Taraudée par cette impression de déjà vu, j'ai fini par rapprocher ces photogrammes avec ceux de Requiem for a Dream. Hommage ? Pillage ? Emprunt ? Plagiat ? Il n'empêche, la séquence est découpée à l'identique, plan par plan. Comme Me-ma, l'idole, je nage en pleine confusion. Mais au moins, ma mémoire cinéphile demeure intacte.



Commentaires
Au fait, petite remarque pointilleuse à Sandrine : le terme de "manga" ne s'applique en principe qu'à des bandes dessinées, il faut plutôt parler de "japanime" ou d' "anime" à propos d'un dessin animé comme "Perfect Blue". Je m'excuse, mais qui c'est qu'est spécialiste de culture asiatique ici ?! (pas moi pourtant)
On y reviendra aprs avoir dessoulé!
Le film culte me paraît être l'apanage d'une communauté, comme le dit Moland. Le chef d'oeuvre est qualifié comme tel pour des raisons objectivées et formelles (ses qualités cinématographiques, pour faire vite : mise en scène, interprétation etc..). The Rocky Horror Picture Show est un film culte, mais pas un film de cinéma. Maintenant, des films cultes peuvent tout à fait être des chef d'oeuvre. A développer.
Cher Damien,
"anime" effectivement est plus approprié ! Mais je ne suis spécialiste de rien et encore moins en matière de culture asiatique. Disons que je suis amateur, au sens noble du terme. :-)
Cher MdP,
Merci ! Cette histoire de "police de l'image" me fait frémir car m'évoque immanquablement la censure. Je ne peux pas être de la police de l'image et faire des quizz interdits ! C'est antithétique, darling !
Cher Willy,
Il y a longtemps que j'avais débusqué la supercherie, mais je n'avais aucun moyen d'en faire la preuve par l'image. Je suis heureuse que le blog m'en donne l'occasion. Cette très courte séquence est vraiment calquée sur l'anime original : même découpage, même durée. C'est très curieux qu'Aronofsky n'ait pas eu de problème. Peut-être a-t-il eu l'autorisation du réalisateur japonais ? Je ne trouve cependant aucune trace de cela nulle part. Je suis allée poster sur des sites de fans de Requiem for a Dream pour en avoir le coeur net. On verra bien !
JS,
le film t'avait ennuyé ?! Réaction inattendue pour un film qui ne laisse pas indifférent, qu'on l'apprécie ou non ! Aimant beaucoup l'univers cafardeux de Selby Junior, mon intérêt était déjà au RDV. Je me suis pris le film en pleine figure. J'en ai même égaré ma paire de lunettes et pendant toute la durée du festival de Cannes 2000, j'ai erré dans le brouillard. En fait, ce putain de film m'a côuté 2000 balles. Et je passe l'interview désastreuse avec le réalisateur, un type suffisant qui, parce qu'il avait un rhume, s'est montré odieux. Je comprends aujourd'hui pourquoi, lorsque rentrant dans le détail de certaines scènes, il était sur la défensive !!
J'ai mis la journée à comprendre mais tu me fais marcher bien sûr ! :-)
Tu as décidé de me faire tourner chèvre en prétendant que parce que le spectacle est dans la salle, le film est forcément une oeuvre de cinéma ! Zen, je suis restée ! A bientôt, Rocky Horror Picture Boy !
Une oeuvre de cinéma ? Eh bien, pour moi c'est un film dont l'expression est essentiellement visuelle, c'est-à-dire que les plans, le montage sont suffisamment signifiants pour éviter des dialogues inutiles. Cf le cinéma d'Hitchcock ou de Claire Denis.
Je suis moins sybilline ? En tout cas, de mon côté, j'ai bien saisi ton propos ou comment la représentation interagit avec le spectateur.
Des films "bavards" ou trop explicatifs chez Hitchcock ? Là, j'objecterais que Hitch devait se plier aux contraintes commerciales imposées par les producteurs ! D'accord, en revanche, en ce qui concerne Truffaut que je ne révère pas en tant que réalisateur, loin s'en faut, même si des films comme Les Deux Anglaises et le Continent ou La Femme d'à côté me bouleversent.
traumatisé à l'idée d'avoir pu te vexer sur ma lecture parallèle de tes articles, je parcours ton blog, te lis, te lis encore, et là, soudain, cette révélation
les deux dvd chez moi, la hâte d'aller revoir les scènes incriminées
je convie autour de moi mes collègues de travail qui, fascinés, enthousiastes, s'emballent : mais quel est ce site?
voilà, pour me faire pardonner ma légèreté, je fais des émules
et rends hommage à ta culture cinématographique
respectueusement,
lh.
lisant davantage, prenant davantage mon temps, j'aurais trouvé moi-même l'explication que tu as la gentillesse de me redonner ici
et je me serais épargné un ps sur "soleil noir" puisqu'à l'évidence, chaque message reçu sur chacun de tes articles doit faire résonner sur ton blog une sonnette virtuelle t'en avertissant -ma curiosité de la chose informatique me perdra comme elle en a perdu tant (ou sauvé, question de pilule -la bleue ou la rouge?)
amicalement,
lh.
A+