21/3/2005 L'image mémoire
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Commentaires
Tisseron parle d'un moment arrêté, figé "dans sa dynamique" et qui est vecteur de mémoire chez le spectateur, thèse réfutée par Mondzain pour qui une image ne peut véhiculer de la mémoire, mais des souvenirs. Tisseron va dans le sens d'Alain Fleischer (cf ses 40 regards de morts). Le flou porte la marque de l'avant et de l'après, donc témoigne d'une dynamique suspendue. Voir aussi tout ce qui concerne la question de "l'instant décisif" chez Cartier Bresson.
Un avant et un après du mouvement, s'il n'est pas chargé "d'histoire", ne veut absolument rien dire, ça reste une hypothèse formelle (formaliste)...enfn je peux me tromper...
Oui, en effet, l'assertion de Tisseron est discutable et je suis heureuse que tu montes au créneau. Je parlais de "l'instant décisif" chez H. Cartier Bresson : la photo est fixée dans un instant crucial qui lui donne son sens plein et entier. Quelques secondes avant ou après et le cliché signifierait tout à fait autre chose. Par exemple, il y a la photo géniale de ce gamin qui vacille et se retient in extremis contre un mur lépreux. Ses yeux sont levés vers le ciel, on a l'impression qu'il est malade, prêt à chuter. Du coup, la photo est inquiétante. Le conférencier nous apprend que le gamin, en fait, est en train de lancer une balle en l'air. Elle est hors champ. Le corps est en déséquilibre car le gosse s'apprête à la récupérer; ses yeux fixent la balle.
Resituer ce contexte, faire ce travail là donc sur "l'avant et l'après" m'eut été impossible sans une médiation.
C'est pourquoi, je suis d'accord avec toi quand tu dis que les propos de Tisseron sont théoriques.
La photo ne cadre peut-être pas tellement.. Soit, mais elle est sublime. Je suis une inconditionnelle du travail de d'Agata, découvert à la Galerie Vu (il appartient d'ailleurs à l'agence Vu). Le bouquin qu'il signe avec Azoury est magnifique : étreintes, anamorphoses, hommage à Bacon au travers de citations plastiques. Un must.
impossible d'en dire plus, l'institution pompe mes neurones ;-)
lh.
Oui, on parle là de réception et d'imaginaire. Je pense qu'il faut se confronter à l'oeuvre dans un premier temps, mais pour autant, la contextualisation me paraît indispensable. Je trouve exécrable cette attitude qui vise à laisser le spectateur face à l'oeuvre, sans médiation. Pour moi, ça relève de la pose et du mépris le plus profond. Beaubourg s'y est essayé un temps.
Et conseil : combats l'institution vampirique !
lh.
www.mouvement.net
version flash
;-)
lh.
formel ou contextuel?
lh.