04/6/2005 De l'icône à l'idole
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Commentaires
Pas d'accord avec toi, en revanche, en ce qui concerne l'affiche américaine. Le travail y est monstrueux et beaucoup plus subtil qu'il n'y paraît. N'oublie pas qu'une affiche est un objet de communication, savamment étudié en amont. J'aurais pu évoquer encore la typographie, le titre, la place du nom du réalisateur. La distribution est largement mise en avant dans l'affiche française et ce n'est guère anodin. Côté américain, le glamour un peu trash. Côté français, la transcendance, dimension qui sied mieux à un public européen.
Tu n'es pas le seul à ne pas aimer ce dernier plan. GVS, à qui j'ai posé la question à Cannes, m'a dit que Cobain était déjà une icône de son vivant. En somme, c'est ce pour quoi il l'a filmé comme tel.
je soulignais chez sébastien (cf. son blog) que ce que j'aimais dans l'affiche française, c'était cette levée du visage quand l'ensemble du film voit le personnage tête baissée, abattu, ou ailleurs, déjà
j'aime beaucoup ce texte qui fait le lien entre les deux affiches, les analyse, les affine
lh.
c'est vrai que ces deux affiches sont vraiment énigmatiques, d'une certaine façon il n'y a pas de visage, au mieux il y a une figure (au sens plastique du terme) dans l'affiche américaine, mais il n'y a pas vraiment de visage devant nous, juste un masque (dans l'affiche française le visage disparaît à cause de la pose), il y a vraiment une absence...