26/7/2005 Born to shoot
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Commentaires
Coppola ou Kubrick, tous deux de grands cinéastes du "voir" construisent ainsi leur récit de guerre, en juxtaposant, alignant les différentes strates du voir (le lieu de la création : le réel, le lieu de la représentation : la "fiction" et le lieu du spectateur ?, c'est la question posée, non?).
C'est justement en faisant du spectateur le propre metteur en scène de son regard que Kubrick parvient à nous faire prendre la mesure de cette violence là.
Mais vous m'avez coupé plus ou moins l'herbe sous le pied là... :-)
mais ces deux images, familières, et ce questionnement, toujours présent, je ne pouvais m'empêcher...
mais il y a encore beaucoup à dire...
Mais ça c'est une autre histoire...
On va encore faire dévier le débat !
Intéressant regard, je n'ai pas revu le film de Kubrick depuis sa sortie en 87, pour des raisons personnelles.
Il faudra sans doute que je m'y colle un de ces jours, surtout après la lecture de cette annalyse, ma curiosité est piquée au vif !
A 17 ans je n'y avais pas vu tout cela. La critique anti-militariste et la maitrise de la mise en scène m'avaient conquis.
Phil tu es très rigolo...
Non, je n'ai pas fait la guerre du Vietnam (j'étais trop jeune quand elle s'est achevée) ni un quelconque service militaire, j'ai déjà dit ici que j'ai été objecteur de conscience ce qui veut bien dire ce que ça veut dire !
Effectivement mes raisons ne regardent que moi, mais pour éclairer ton rire : la vision d'un film peut-être liée à des circonstances ou des personnes dont le souvenir est douloureux mais qui n'ont rien à voir avec le film que j'avais toutefois beaucoup aimé à l'époque.
Mais il n'empêche que le film y est intimement lié et donc douloureux à revoir, je suis sûr que chacun peut comprendre cela.
Il est cependant évident qu'il faudrait que je le revois car je n'ai plus le même regard qu'à 17 ans, ni les mêmes capacités analytiques...
Merci .Moland de ton attention...
J'interviens dans votre Vietnam collectif pour remercier Godspeed d'avoir veillé au grain. J'ai corrigé la coquille ! La séquence dans Hot Shots est en effet hilarante. En même temps, on peut voir, au-delà du clin d'oeil, les effets d'une transmission assez touchante...
Sébastien,
Merci pour cette belle contribution, par laquelle ce billet aurait du commencer.
Kubrick moraliste. Assurément !
A te lire, on sent nettement ta préférence pour l'approche de Coppola, en effet, très physique. "Il veut en être" ? Tout à fait ! Jusqu'à s'y plonger corps et âme. Voir à ce propos l'éloquent documentaire "Au coeur des Ténèbres", sorte de making of vertigineux où l'on assiste au délitement d'une équipe de tournage toute entière, complètement submergée par son sujet.
A cette vision, je n'y opoose cependant pas l'approche toute cérébrale de Kubrick. Son Vietnam, reconstitué dans une banlieue de Londres, est criant de vérité (encore la dialectique du "vrai" et du "vraisemblable") et tient son programme de lamination et d'éreintement de bout en bout. C'est pour cela que je parlais de "débordement" chez l'un et "d'épuisement" chez l'autre. Pour autant, je pense que la fascination pour la violence est autant à l'oeuvre chez les deux cinéastes, quand tu sembles la limiter à Coppola uniquement.