Que Luc Besson perde son procès contre Libération, sur la question du racisme dans Fanfan La Tulipe, redonne un peu de baume au coeur dans une période nauséabonde pour la presse de cinéma.
A peine a-t-on repris espoir qu'on apprend, peu après, que ces mêmes journalistes se sont vus privés de projection. Relégués en 2046, pour avoir osé commettre un crime de lèse majesté : ne pas s'être inclinés, au dernier festival de Cannes, devant un immense coup marketing.
Il n'y a pas donc pas que les producteurs pour jouer aux ayatollahs ?
Les attachés de presse pratiquent la censure scandaleuse, dignes de temps qu'on voudrait révolus où l'on muselait les médias.
Et voilà que Télérama à son tour bande les yeux de son Ulysse, privé d'Un Long Dimanche de Fiançailles.
Cette presse que l'on voudrait rendre aveugle dénonce, au sein d'une industrie dévorante, la tentative de formatage du regard.
Et cette entrée en résistance s'avère non seulement nécessaire, mais plus encore, salutaire