05/10/2005 Kino blog
Bonjour,
Ce texte a déménagé ! Vous pouvez désormais le lire à cette adresse.
A bientôt sur Contrechamp Media
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Commentaires
http://cinetribulations.blogs.com/tribulations/2005/06/quand_une_socio.html
Niala,
Je fais un trackback immédiatement. J'avais vu que vous étiez embarqué dans cette galère même si j'avoue avoir survolé le document.
Vous avez de la chance, je fais l'objet d'une note de bas de page quand vous occupez des paragraphes entiers !
Ce qui m'embête toujours, c'est cette histoire de sous-culture cinéphile. Est-ce que "l'articulation du monde quotidien et du monde du film" dans l'approche critique (ou la réception spectatorielle) appelle cette catégorisation ?
Quid de Daney et de Skorecki alors ?
Quel verbiage !
lh.
En tout cas, je pensais les sociologues un peu plus rigoureux, armés d'une batterie de questionnaires et allant à la rencontre de leur objet d'étude. Mais peut-être ai-je autant d'a priori vis à vis de la sociologie que cette personne à l'égard du cinéma ?
singulier -ou juste anthropologique?
lh.
En extrapolant, le kino blog ne serait donc qu'un sous produit d'une sous culture dont les acteurs ne seraient que des spectateurs et non plus les acteurs de leur propre vie ! (je ne suis vraiment pas fort en sociologie)
2) Ce qui place donc les KinoBlogs au même rang que les SkyBlogs (par analogie avec "je pense qu'il s'agit en effet de cet archaïque distingo. Ce qui place donc le cinéma au même rang que le karaoké")
3) Il n'existe définitivement plus d'arts Mineur ou Majeur, La "sous-culture cinéphilique" ne l'étant que pour cette sociologue qui, non contente de rédiger des papiers sur nos blogs sans nous en parler, ne répond pas au courrier qu'on lui envoie mais en plus risque de délivrer des cours à des étudiants en cinéma (donc en sous-culture).
A part ça, je pense que personne ne peut comprendre ce qu'elle a écrit, pas même Laurence Allard elle-même!
ça fait mal ?
ça interpelle ?
ça fait surtout parler les vexés.
Le principal enseignement que l'on puisse en retirer, c'est que la "french theory" reste le sésame absolu pour s'attirer les grâces des comités de lecture des revues académiques américaines. Peu importe ensuite que l'article bafoue les exigences méthodologiques les plus élémentaires, soit dénué de la moindre rigueur théorique et manifeste un total mépris pour son corpus.
J'assistais récemment à une conférence sur les nouvelles pratiques culturelles des français, et la sociologue présente, qui a collaboré avec Olivier Donnat (la référence en la matière) notait ce déplacement que tu signales. Les catégories socio-professionnelles supérieures s'intéressent aujourd'hui à des pratiques culturelles de masse ou populaires (ex: le karaoké). Pour autant, la démocratisation culturelle (une vieille lune) est loin d'être réalisée.
Je suis choquée, à te lire, d'apprendre que cette personne n'a pas daigné répondre à tes courriers, ce qui me fait renoncer sur le champ à tenter de communiquer avec elle. C'est dommage, j'aurais aimé voir certains points éclaircis.
En tout cas, il est possible que la distinction entre arts majeurs et arts mineurs est caduque, néanmoins, elle a la vie dure. On parle plus aujourd'hui de "légitimité", c'est-à-dire ce qui est validé, reconnu par les institutions. Jusqu'à peu, les écritures numériques n'entraient pas dans le champ du légitime.
lo,
Je crois que cette question d'indépendance ou de pratiques amateurs n'est même pas le problème ici. Tu as lâché le mot "mépris" et, au fond, je crois que tu as tout dit. Ca rejoint cette histoire de légitimité.
myasz,
Je suis d'un naturel susceptible mais pensez-vous que si j'avais été vexée, j'aurais pris le soin de poster cette note ? Je suis au contraire flattée que cette dame ait pris le temps d'agencer toute une série de mots très compliqués et très savants pour parler de ce blog. Je ne sais pas si la sociologie pique, mais là, en l'occurence, elle est divertissante. Je ne rejette pas la sociologie, lisant Durkheim ou Bourdieu, et depuis des années, avec intérêt.
rph,
Les titres à rallonge ? Travers universitaire courant ! "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement" disait Boileau.
En tout cas, cet échange aura été l'occasion pour moi de découvrir votre blog que je mets en lien immédiatement. Bravo. Je vais vous lire dorénavant régulièrement.
Mon "délice des titres à rallonge" n'avait rien d'ironique. Plutôt l'aveu d'un penchant naturel.
En particulier, le paragraphe de conclusion (qui aurait dû être soigné) me laisse perplexe. Je ne comprends pas la phrase qui le débute ("Dans ce paragraphe conclusif ..."), il semble qu'il manque un verbe ou quelque chose; un guillemet ouvert n'est pas fermé...; l'ensemble de ce paragraphe est bancal et peu lisible, ce qui est dommageable pour une conclusion ...
Par ailleurs, il me semble que L. Allard fait une confusion entre d'une part les fils RSS de syndication et d'autre part le mécanisme de trackball. Or à ma connaissance, ces 2 mécanismes sont différents. La syndication (fils RSS) permet de recevoir le contenu d'un site pour l'agréger à son propre site (c'est une mise à disposition de contenu de la part du site source). Et le trackball c'est un lien "évolué" entre 2 notes de 2 blogs différents qui permet à un bloggeur de réagir à une note, non par un commentaire mais par une autre note qu'il relie à la 1ere et qu'il écrit sur son propre blog. La finalité des deux est donc assez différente.
Désolée d'être un peu longue sur cette question mais cela a son importance car c'est l'amalgame de ces 2 mécanismes distincts par L. Allard qui est à la racine de ce qu’elle appelle "polyphonies digitales du moi", thème central du texte. Or les blogs cités n’utilisent pas entre eux la syndication (ni même les trackballs). Personnellement j’observe entre Contrechamp et d’autres blogs voisins, un dialogue qui s’instaure surtout à travers les commentaires et les notes elles-mêmes parfois. Mais je ne vois aucunement entre ces blogs « … des pratiques de citations automatisées inter-blog (fils de syndication ) … » (p.1). Je ne vois donc pas de quoi elle parle.
Ce que je reprocherai à ce texte (en plus de ce qui est dit dans d’autres commentaires) c’est de vouloir faire de la théorie sociologique concernant un domaine (internet, les réseaux, les blogs) apparemment mal maîtrisé par l’auteur et donc traité avec désinvolture. Or à mon avis il n’est pas possible de faire l’impasse sur un minimum de connaissance du sujet (et en l’occurrence le sujet est aussi d’ordre technique) si on veut avoir un discours pertinent sur internet, même si on se place comme sociologue et qu’on a peut-être peu d’intérêt pour « la technique en soi».
Par « … pratiques de citations automatisées inter-blog (fils de syndication ) … », je pense qu'elle fait référence au liens. Elle aurait pu parler de communauté. Bref, le propos reste approximatif et ça n'échappe à personne.
Mais en même temps, il est vrai qu'elle aurait dû approfondir son sujet et non se refugier derrière des phrases absconses.
Le reste est toujours aussi délirant :
"ces « petites formes » expressives nées de l’agrégation de goûts des publics amateurs constituent un des éléments de la mise en crise du régime industriel d’échanges des biens symboliques. Telles des termitières digitales fabriquées à partir de bricolage de bouts de codes et de contenus en ballade sur le réseau, les blogs et les technologies associées participent à la désintégration des vieilles usines à rêves."
Merci Lilith !
Il semble qu'elle ait même créé un blog enfin plutot ses étudiants; mais je dois partir en réunion.
En plus, j'avais prévu de passer mon week end au Forum. S'y tient, en effet, le 1er festival de courts-métrages faits à partir de téléphones portables (on pourra y voir les beaux films de Christophe Atabekian notamment). Je tacherai d'approcher la dame. Ayant foi en la nature humaine, je pense qu'on pourra échanger nos vues posément. Affaire à suivre !
malgré tout ce qu'on peut dire sur elle, elle est pas mal du tout, physiquement.
Sinon "what a bunch of" bourrés de tics et terriblement chiants. cf le ouf du devant, complétement parano.
Ce festival, malgré sa gratuité saluable et les bonnes volontés de certains organisateurs, reste empreinte du "buzz" néophile autour de la technologie G3 ou 3G.
En pleine corrélation avec la ligne éditoriale de certains posts de Contrechamp (et des Inrocks qui sponsorisent)...
Bref, beaucoup de bruit pour rien, et moi qui en remet une couche (de buzz!).
En attendant, développez ce point que vous soulevez à propos de ma ligne éditoriale ?
Voilà.
je suis l'auteur de ce texte universitaire destinée à ma communauté académique qui a son metalangage de sociologue professionel, certes mais ce dernier vaut d'autres langages spécialisés :-)
Je vous remercie de vos commentaires, je rédige moi même deux blogs, l'un de mère de famille et l'autre avec nos étudiants (http://wwww.politechnicart.net/blog). Des blogs où j'expérimente le podcast, le videoblogging, le mobbling, le tagging, la géolocalisation...comme nous tous et je travaille là desus...
Alors pour résumer mon propos en deux mots : dans cet essai je voulais juste en finir avec l'idée que le blog est un journal intime, c'est à dire un espace de dialogue de soi à soi, comme le vendent certains buisnessman de l'expressivisme et donnent parfois dans le procés en sorcellerie contre ceux qui ne suivent leur définition du blog .
Les blogs en tout genre me semble plutôt le support d'un dialogue de soi avec les autres et ainsi mettent en forme une conception polyphonique de la subjectivité. Ils manifestent un expressivisme généralisé qui obligent les sociologues professionnels que nous sommes de penser avec d'autres catégories que celle "d'amateurs" dans laquelle les journalistes par exemple veulent cantonner les bloggeurs pour les contrôler...
Bon là, je retourne à mes billets et au plaisir de vous lire et vous rencontrer même si vous le souhaitez...regardez la géoloc du blog Politechnicart et on se découvrira peut être voisins virtuels :)
bien à vous
Laurence
Je vous rencontrerai avec plaisir (je suis déjà allée vous écouter au Forum des Images).
Bon courage pour vos diverses activités.