25/1/2006 Mes choses secrètes
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Commentaires
Sinon, le porno c'est pas du cinema, merde.
Et le dernier Spielberg est formidable. Vraiment formidable.
Je pars du même postulat que toi, que tous les films ne méritent pas d'être vus, me fondant sur une longue expérience spectatorielle. En fait, on les a déjà vus. J'ai même poussé l'imposture jusqu'à décrire des scènes entières. On ne m'a pas contredite. Les plans existaient bien tels que je les avais imaginés !! Par provocation, j'avais demandé à Scanner, dans un commentaire récent ("Sommes-nous encore cinéphiles ?") si on pouvait être cinéphile sans voir de films. La preuve en est.
Pas d'accord avec toi sur ta dénomination du genre pornographique. C'est bien du cinéma. J'y reviendrai (il est tard). Je remets le lien ici de ton beau billet sur le sujet : http://slothorp.blogspirit.com/archive/2005/11/29/pornographie.html
Et te mets en lien tout court aussi (où avais-je la tête ?).
Je vois le Spielberg demain. Je trépigne.
T'as honte??? Mais Assuume Girl... Le point 5 il est formidable...
PS : si personne n'a contredit sur les scènes decrites mais non vues, c'est peut-être qu'ils/elles n'avaient pas vu les films non plus ? ...
J'aime bien ce que vous dites sur les règles que l'on se donne sur les blogs. C'est peut être parce qu'il n'y a pas d'enjeu autre que notre propre plaisir.
Le Spielberg, samedi.
1) Je n'ai jamais pu finir Guerre et Paix.
2) Je suis surement plus à droite que mes amis de gauche le pense...
3)Jusqu'en 1988 j'ai toujours voté pour le Parti Communiste au premier tour des élections...ce n'est peut-être pas sans rapport avec le 2.
4)Lorsque j'ai vu 2001, j'avais sniffé de l'éther et ce n'était pas la première fois...
5)Je fais quasi systématiquement du gringue aux caissières, aux vendeuses...
6)Je trouve ce jeu un peu con...
7) 8) 9) 10) etc...inavouable...
Mais certains points m'ont carrément fait exploser de rire. Concernant tes sympathies politiques, je savais... Les caissières ? Ah oui ? Quant à ton expérience de cinéma sous influence, je m'incline.
Moi aussi je trouve ce jeu un peu con, mais ne rechigne jamais s'agissant de bêtise.
1) depuis que je suis diplômée d'HEC, je gagne de moins en moins d'argent (et la tendance est en train de s'inverser)
2) mon atelier d'écriture s'est arrêté depuis plus d'un an, suite à un clash avec un participant
3) je devrais m'épiler plus souvent
4) je n'ai jamais vu de film porno
5) je n'étais pas vierge en me mariant, mais à 20 ans, je l'étais encore
6) ma première critique de cinéma je l'ai écrite sur le 7ème sceau grâce à l'abondante documentation des cahiers du cinéma, j'aimerais bien voir ce film un jour
7, 8, 9, 10, cela reste mes secrets de polichinelle
Je ne suis pas d'accord avec Daney, parce que ce n'est pas toujours vrai. Souvent mais pas toujours. Je ne sais pas si vous avez lu le texte de Luc Moullet sur le morceau de bravoure (dans les deux derniers Positif). Un tel morceau, ça peut arriver n'importe quand dans le film et c'est inoubliable. Alors, si ce n'est pas dans les 20 premiers plans, c'est cuit.
Telle qu'en elle-même... :-)
Vincent,
D'accord sur le morceau de bravoure. Mais la radicalité de Daney est belle. Pas lu l'article de Moullet. Vous me donnez envie. Il y a, par exemple, ce plan magnifique, à la fin du dernier film de John Huston, Les Gens de Dublin, Angelica Houston dans l'escalier, rattrapée par une émotion contagieuse. Ce dernier plan qui fait tout le film.
Tlön,
Tu ne devrais pas te réfréner. Secret 7 : quel est ton secret pour toujours surprendre ? Comme dans 40 ans (...), retourner les questions ?
On s'expose, on s'expose ... comme ça, tranquillement, sans prendre garde ... après faudra pas s'étonner si on prend des coups de soleil.
On se croirait dans la fameuse émission où l'animateur hurlait "Ne zappez pas" à la fin de chaque effeuillage, chaque sur-exposition intime destiné à faire le plus d'audimat possible.
Ayatollah et fier de l'être.
Willy,
Je pensais à tes photos justement.
Willy,
Ce qui est connu de toi uniquement, j'imagine...
Simon,
Je suis moi-même attristée que mes élucubrations intéressent davantage que cette géniale installation d'Omer Fast.
Ayatollah,
Vous avez raison mais je n'aime pas les leçons de morale. Le blog appelle ce genre d'exposition. J'ai franchi la ligne rouge mais ai toujours le pouvoir d'effacer ce billet, une récréation dans mon maelström analytique. Et vous, quelles sont vos possibilités, à part juger à tort et à travers ?
Jadis, lorsque j'étais encore au collège, j'ai publiquement conchié un film que je n'avais pas vu, en prétendant de surcroît ne pas avoir quitté la salle avant la fin.
On m'a alors demandé comment le film se terminait, ce qui m'a couvert de honte. Suite à ce traumatisme, j'ai fait le serment de ne plus jamais parler d'un film que je n'avais pas vu.
lh.
Et c'est valable dans l'autre sens. j'avais un ami qui s'endormait au bout de 10 minutes, se réveillait juste avant la fin et me disait : "c'est génial". Bon, c'était un ami.
je n'avais à aucun moment fait le lien entre la confession 5 et la culpabilité 6 -sans doute parce qu'à mes yeux, sandrine n'est coupable que d'une chose ici : son honnêteté
lh.
Nous sommes d'accord sur son talent et son honnêteté.
Ces deux points sont liés par contre dans le message du Dr No.
Peut être est-ce une autre façon d'exprimer un sentiment de responsabilité. En ce qui me concerne, je le ressens plutôt comme cela.
Ce billet est très rigolo, mais la photo qui l'accompagne, entre nous, je la trouve terriblement laide et vulgaire... (si mon papa voyait ça...)
lh.
1.Ayant gardé un double des clés, j'ai déjà pénétré chez une ex en son absence, juste pour combler de sa présence enfouie dans ses meubles et ses affaires le vide que notre rupture avait laissé. J'avais 20 ans...
2.Lorsque j'étais enfant de choeur (oui Madame !), un jour à Lourdes, pendant la procession, alors que nous chantions en boucle le "Ave Maria", le cierge allumé à la main (qu'il convient de surveiller pour que le carton qui sert d'abat-jour ne prenne pas feu), je ne cessais de marcher sur le talon du garçon qui me devançait. Le pauvre ne pouvait faire grand chose à moins de déclencher un scandale mal venu en pareille circonstance. Il se contentait donc de protester mollement et surtout, de subir. Jusqu'à ce qu'il finisse par fondre en larmes, ce que les voisins prirent pour une émotion intense provoquée par la spiritualité du lieu. Quant à moi, je savourais le résultat convaincant de ma petite (torture) expérience.
3.Pour amuser une petite amie, je suis entré dans un casier, un peu comme ceux que l'on trouve dans les lycées américains. ça ne l'a pas fait rire, elle m'a trouvé ridicule. Je l'étais...
4.Avant l'avènement du Net, je recensais sur les enregistrements VHS de films que mes frères et moi aimions les scènes chaudes, que je prenais en photo pour en faire toute une collection. Ou alors, je me les passais en boucle, le mercredi après-midi, seul à la maison. Quelques exemples : la scène de cul dans "Highlander", celle dans "Terminator 1", celles de "Trouble" (est-ce bien le titre ?), un film avec Tom Berenger, Bob Hoskins et surtout, Greta Scacchi, la scène chaude de "Marche à l'ombre" où Gérard Lanvin caline Sophie Duez dans la salle de danse, la scène où Mickey Rourke récolte des infos sur le plumard dans "Angel Heart", etc.
5.j'ai essayé de commencer un roman d'heroic fantasy, inspiré des livres dont bous êtes le héros, des Chroniques de THomas l'incrédule, de Conan le Barbare, d'un film d'animation qui s'appelle "Tygra, la glace et le feu", du roman de Flaubert "Salommbô" et bien sûr, de la trilogie de l'Anneau. J'avais commencé à dessiner une carte du monde, avec les différents royaumes, j'avais listé les noms des personnages, et tout établi tout un glossaire, et même commencé la rédaction des permières pages...
6.Il m'arrive encore maintenant de prendre en photo les jolies filles dans la rue, en France et à l'étranger.
7.8.9.10.... d'autres idées pourraient venir dans mon sommeil ou ailleurs... Mais on s'arrêtera à 6...
Tlön,
Me voilà édifiée sur ton habile tactique d'approche. Les lieux de grande distribution me seraient moins austères, si, achetant mes primeurs, un esthète mal intentionné comme toi, m'entretenait sur l'économie souterraine du marché de la tomate et de sa réappropriation par l'art.
lo,Vincent,
La culpabilité que j'exprime est déconnectée de toute idée de responsabilité inhérente à la critique. Maintenant, cette responsabilité est bien là, écrasante si on la laisse s'emparer de vous. Je pense qu'un peu d'irrévérence parfois permet de se déprendre du sacro-saint respect qu'on réserve à l'oeuvre d'art.
Quant au devenir de la note, j'hésite encore, d'autant qu'à travers elle, on parle toujours de cinéma ou de représentation.
Comme je suis certaine que les autres blogueurs conviés ne répondront pas, je l'ouvre à tous. Avec cette contrainte qu'au moins un des secrets (pas forcément honteux - j'ai choisi la distanciation, comme toujours, manière d'exposer sans m'exposer) concerne le cinéma.
Sabrina,
Oh la la ! Quand j'ai vu ton commentaire débouler, j'étais mortifiée. Mais que c'est drôle cette distance que tu établis entre toi et ton personnage. C'est justement ce qui m'a décidée à poster ce sublime photogramme, après mûre réflexion. L'écart précisément entre la Sabrina que je connais, radieuse, vivante et son personnage d'arriviste forcenée. Tu me sais grande admiratrice de Choses Secrètes et de ta prestation. Si tu es de retour sur Paris et entre deux films à la Cinémathèque...
Le post précédent (et son peu de commentaires) montre vraisemblablement que nous, lecteurs ne connaissons pas l'artiste en question.
(merci sandrine de me défendre et pour tes jolis compliments)
De toute façon il y a tellement de critiques qui écrivent en ayant vu les films mais sans avoir réellement vu quelque chose (je veux dire, ils n'ont aucun point de vue)...si quelqu'un a du talent, je lui donne le bon dieu sans confession, je crois qu'il sera bien plus juste que bien d'autres...(enfin, dans les limites du genre)...
sinon, je suis bien embêté avec cette histoire de secrets...
Concernant l'installation d'Omer Fast, je ne l'ai pas vue; mais j'ai bien noté qu'il ne faut pas la manquer;
(parce que sinon, comme me disait Seb, ça donne la polémique qu'on voit dans "Rien sur Robert" de Bonitzer, c'est à dire l'affaire Finkielkraut qui avait jugé "Underground" sans l'avoir vu...ce sale type était déjà d'une grande stupidité, il n'en était pas à son coup d'essai...)
Secret n : cette petite me fait beauucoup d'effet
http://www.youtube.com/w/Rihanna.-.Pon.De.Replay.Xvid?v=Mr4BReJfqNw&search=rihanna
Manchette a évidemment vu les films dont il parle... C'est un vrai cinéphile.
Sinon, je ne savais pas que Rien sur Robert se référait à l'affaire Underground. Merci pour cet éclaircissement. Ah, Piccoli lâchant avec mépris la fameuse réplique : "critique", comme s'il ne pouvait y avoir de statut plus abject que celui-là.
Je précise n'avoir que deux fois écrit sur des films que je n'avais pas vus (ou en entier) en dix ans. La place que m'assignaient les réalisateurs des dits films concernés me paraissait tout simplement indigne. Si l'on se moque du spectateur, je ne me sens pas de responsabilité par rapport à ces objets.
Tlön,
On se dévergonde ? En même temps, cette fille a eu une telle aura sexuelle...
Willy,
Heureuse de réussir à t'occuper ces prochains mois. Voleur de secrets des autres ? C'est une bonne définition de la photographie !
j'étais en camp itinérant d'ados en Italie, nous visitions un musée, un ami et moi entamions la visite ensemble. Nous avons emprunté un fauteuil roulant à l'entrée, mon ami s'y est installé, et moi j'ai commencé à le pousser. La bave aux lèvres, se faisant passer pour un déficient mental, il empoignait le bras des autres visiteurs lorsque nous nous approchions d'eux. Ceux-ci, fort gênés, n'osaient trop s'offusquer, mais tentaient de se dégager en essayant de laisser le moins possible paraître leur malaise. Tandis que moi, je faisais mine de raisonner le malheureux sur le fauteuil : "arrête, voyons, lâche le monsieur"... Toute la traversée du musée s'est déroulée ainsi...
(autre et ultime honte, je suis en brassière de fille à l'heure où je tape ces lignes : pour être plus précis, je porte un t-shirt Massive Attack kaki trop court qui sied mieux à des filles et qui dévoile mon nombril, ce qui me fait penser que je devrais peut-être me faire piercer ledit nombril pour parfaire le tableau).
"J'ai publié dans "Charlie-Hebdo" cent articles de critique cinématographique; et j'ai toujours pris soin- sauf s'il s'agissait de reprises- de rédiger AVANT d'avoir vu le film; et le plus souvent je n'ai pas non plus vu les films après; et plusieurs de mes pairs ont loué mes bons jugements, et d'autres ont souhaité polémiquer avec moi; et en effet, sur le terrain du bavardage inepte, je les avais égalés sans grand mal.)
Ceci dit, Manchette reste selon moi un des plus grands critiques de cinéma de tous les temps!
Mais rien ne vous empêche de vous confier à votre tour. Vous pourriez commencer par nous livrer votre identité...