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<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Contrechamp</big><br/>Voyages en cin&#xE9;philie<br/></p><p><small>18.11.2007,&#xA0;10:08</small><br/><b><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/festival-de-thessalonique/salade-grecque.html">Salade grecque</a></b></p><p>Le festival de Thessalonique sait recevoir. Lily Papagianni, qui travaille au bureau de la presse &#xE9;trang&#xE8;re avec Alexis Grivas, r&#xE9;serve d&#x2019;embl&#xE9;e un accueil personnalis&#xE9; et chaleureux aux journalistes. La topographie des lieux m&#x2019;&#xE9;chappe au d&#xE9;but mais on me guide patiemment (j&#x2019;ai fait latin au coll&#xE8;ge ; mal m&#x2019;en a pris). Les projections ont lieu sur le port et en centre ville. Le programme est charg&#xE9; (plus de 200 films) qui oblige &#xE0; jongler entre la comp&#xE9;tition internationale, les r&#xE9;trospectives John Sayles (auteur am&#xE9;ricain passionnant, dont l&#x2019;&#x153;uvre est m&#xE9;connue en France), William Klein, Lee Chang Dong et une section d&#xE9;di&#xE9;e au cin&#xE9;ma des Balkans. Des hommages &#xE9;maillent les festivit&#xE9;s : John Malkovich mais encore&#x2026; Jack Lang. Une curiosit&#xE9; &#xE0; laquelle on n&#x2019;a pas jug&#xE9; bon de se rendre pour se ruer dans les salles et avaler 8 heures de projection hier. Un roboratif festin. La s&#xE9;lection est &#xE0; l&#x2019;image des salades grecques qu'on vous sert ici, fra&#xEE;che et pleine de croquant.<br/>
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Prix Un certain Regard au dernier festival de Cannes, California Dreamin&#x2019; de Cristian Nemescu relate le passage d&#x2019;un train, dans un village roumain oubli&#xE9; du monde, o&#xF9; r&#xE8;gne une corruption ordinaire. Nous sommes en 1999. Des marines de l&#x2019;OTAN, charg&#xE9;s d&#x2019;acheminer du mat&#xE9;riel militaire en Yougoslavie, voient leur voyage chamboul&#xE9;. Leur venue inopin&#xE9;e attise les r&#xEA;ves d'une vie meilleure. Miracle am&#xE9;ricain. Le maire trouve l&#x2019;occasion inesp&#xE9;r&#xE9;e de sortir son village de l&#x2019;anonymat. Ni une, ni deux, le train est stopp&#xE9;, sous pr&#xE9;texte d&#x2019;obscures formalit&#xE9;s administratives. En &#xE9;bullition, le village organise au pied lev&#xE9; des festivit&#xE9;s dont les militaires sont les invit&#xE9;s d&#x2019;honneur&#x2026; &#xE0; leur corps d&#xE9;fendant. Sur le ton de la chronique douce am&#xE8;re, Nemescu brasse les genres avec talent. On n&#x2019;est pas loin par endroits de 2000 Maniacs de Gordon Lewis o&#xF9; des rednecks "zombifi&#xE9;s" c&#xE9;l&#xE9;braient de mani&#xE8;re tr&#xE8;s gore la guerre de S&#xE9;cession. A peine se fait-on cette r&#xE9;flexion que nous sommes &#xE0; pr&#xE9;sent dans le registre de la com&#xE9;die sentimentale. Les filles du village se font belles, s&#x2019;enhardissent, invitent les militaires &#xE0; danser. Des intrigues amoureuses se nouent, avec leur lot de d&#xE9;chirements qui pr&#xE9;pare un final sombre et apocalyptique. Car tandis que le train s&#x2019;&#xE9;branle enfin, les habitants s&#x2019;entretuent. Des violences, les militaires ne verront rien d&#x2019;autres que des explosions au loin qu&#x2019;ils prennent pour un feu d&#x2019;artifice, tir&#xE9; en leur honneur. M&#xE9;taphore de la c&#xE9;cit&#xE9; internationale. La diatribe politique cinglante laisse pantois. Le r&#xE9;alisateur Cristian Nemescu est mort &#xE0; l&#x2019;&#xE2;ge de 27 ans, au printemps dernier, dans un accident de voiture. Il &#xE9;tait sans aucun doute le plus grand cin&#xE9;aste du jeune cin&#xE9;ma roumain.
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C&#x2019;est par le truchement d&#x2019;un autre cin&#xE9;aste roumain, Radu Mihaileanu, que nous avions &#xE9;t&#xE9; sensibilis&#xE9;s &#xE0; la condition des Ethiopiens d&#x2019;Isra&#xEB;l dans Va, Vis et Deviens. Vasermil de Mushon Salmona part de l&#xE0; pour aborder la question de la cohabitation des communaut&#xE9;s sur le sol d'Isra&#xEB;l. Un beau film bourr&#xE9; d&#x2019;&#xE9;nergie mais profond&#xE9;ment pessimiste. Trois adolescents, respectivement russe, &#xE9;thiopien et isra&#xE9;lien flirtent avec la petite d&#xE9;linquance. Entre d&#xE9;fonce, menus larcins et climats familiaux instables, ils trouvent dans le football un &#xE9;chappatoire. Un entra&#xEE;neur les recrute pour jouer dans l&#x2019;&#xE9;quipe locale. Ils doivent faire fi de leurs diff&#xE9;rences culturelles. Mais leur environnement violent ne leur laisse aucune chance. Filmant cam&#xE9;ra &#xE0; l&#x2019;&#xE9;paule, au plus pr&#xE8;s des visages expressifs de ses jeunes interpr&#xE8;tes, Mushon Salmona prend &#xE0; bras le corps le refoul&#xE9; raciste d&#x2019;une soci&#xE9;t&#xE9; &#xE9;clat&#xE9;e. Dans la jeunesse et le sport gisent l&#x2019;espoir. Tropisme qu'accueille avec scepticisme le cin&#xE9;aste. La rue et la famille imposent leur dure loi par o&#xF9; le choix est impossible. Vasermil, du nom d'un stade de foot, devient la tragique m&#xE9;taphore de jeunes vies bris&#xE9;es.<br/>

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J&#x2019;ai toujours aim&#xE9; les cin&#xE9;astes qui filment la nuque des femmes. Dans Elli Makra &#x2013; 42277 Wuppertal, Athonasios Karanikolos ne s&#x2019;en prive pas. Il embo&#xEE;te r&#xE9;guli&#xE8;rement le pas de son h&#xE9;ro&#xEF;ne, une grecque qui vit en Allemagne, entre nostalgie et d&#xE9;sillusion. Apr&#xE8;s un mariage rat&#xE9;, Elli a quitt&#xE9; le domicile conjugal puis son travail. Elle vit chez sa s&#x153;ur et sa ni&#xE8;ce, en attendant de r&#xE9;unir l&#x2019;argent n&#xE9;cessaire &#xE0; son retour en Gr&#xE8;ce. Mais les &#xE9;v&#xE9;nements vont peut-&#xEA;tre l&#x2019;en dissuader. On tombe d&#x2019;embl&#xE9;e sous le charme de l&#x2019;actrice Anna Lalasidou (tout un programme). Pourtant aux antipodes du glamour dans le r&#xF4;le de cette exil&#xE9;e, elle concentre toute la lumi&#xE8;re. Affranchie et d&#xE9;termin&#xE9;e, le fou rire la guette souvent dans les situations les plus tragiques. Il est communicatif comme la belle &#xE9;nergie qui circule entre les trois g&#xE9;n&#xE9;rations d&#x2019;actrices &#xE0; l&#x2019;&#xE9;cran. Le cin&#xE9;aste &#xE9;vite la pose mis&#xE9;rabiliste pour livrer un film o&#xF9; les femmes se solidarisent face &#xE0; l&#x2019;adversit&#xE9;. Qu&#x2019;elle soit le fait des hommes ou de la soci&#xE9;t&#xE9;. Le film se referme sur une sc&#xE8;ne &#xE9;mouvante o&#xF9; Elli danse le sirtaki, en hommage &#xE0; ses racines. Comme dans le Kechiche (La Graine et le Mulet), force est de constater que les femmes m&#xE8;nent litt&#xE9;ralement la danse au cin&#xE9;ma cette ann&#xE9;e.
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Sean Penn est un acteur in&#xE9;gal, oscillant entre &#xE9;motion et caricature. Cabot ou g&#xE9;nie ? De r&#xF4;le en r&#xF4;le, il faut toujours reconsid&#xE9;rer la r&#xE9;ponse. Mais en tant que r&#xE9;alisateur, le doute n&#x2019;est pas permis. Son talent &#xE9;clate dans The Indian Runner et se confirme avec Crossing Guard. Mais d&#xE8;s The Pledge, son troisi&#xE8;me long m&#xE9;trage, le r&#xE9;alisateur semble d&#xE9;j&#xE0; accuser le coup, niveau mise en sc&#xE8;ne. Il n&#x2019;emp&#xEA;che, Penn est un grand cin&#xE9;aste de l&#x2019;humain, qui filme et regarde ses figures avec empathie. Il aime les personnages bris&#xE9;s, les laiss&#xE9;s pour compte de l&#x2019;americana. Pas &#xE9;tonnant qu&#x2019;il ait choisi d&#x2019;adapter le roman de Jim Krakauer, Into the Wild pour sa quatri&#xE8;me r&#xE9;alisation. Un &#xE9;tudiant, fra&#xEE;chement dipl&#xF4;m&#xE9;, d&#xE9;cide de renoncer &#xE0; la vie que ses parents ais&#xE9;s et conformistes ont trac&#xE9; pour lui. Le voici lanc&#xE9; sur les routes, arm&#xE9; d&#x2019;un sac &#xE0; dos, d&#xE9;cid&#xE9; &#xE0; renoncer &#xE0; la civilisation. Au fil des rencontres, sa qu&#xEA;te se radicalise. Il part &#xE0; la conqu&#xEA;te des grands espaces de l&#x2019;Alaska. Deux ans durant, il s'absorbe dans la lecture et &#xE9;crit son journal. L&#x2019;&#xE9;criture importe &#xE0; Penn qui cite Thoreau (Walden) et Jack London, tout en essayant maladroitement de la mettre en sc&#xE8;ne. Mais comme il n&#x2019;a pas beaucoup d&#x2019;id&#xE9;es (ce qui se confirme malheureusement &#xE0; l&#x2019;issue des 2h30 de projection ), il prend le parti pris d&#x2019;incruster num&#xE9;riquement des extraits du journal. Effet cosm&#xE9;tique malheureux. Plus probl&#xE9;matique, les plans sont d&#xE9;nu&#xE9;s de dimension physique. La sensualit&#xE9; a d&#xE9;sert&#xE9; une nature qui devrait &#xEA;tre spectaculaire. Ici, elle n'est que sp&#xE9;culaire. Sean Penn axe son film sur les rencontres avec des marginaux et des solitaires. Ca se veut humaniste, c'est souvent pr&#xEA;chi pr&#xEA;cha. Le cin&#xE9;ma am&#xE9;ricain effectue actuellement un retour &#xE0; la nature, rempart contre la soci&#xE9;t&#xE9; de consommation. Mais on pr&#xE9;f&#xE8;re &#xE0; Into the Wild, la beaut&#xE9; et la modestie d'un Old Joy (Kelly Reinhardt) o&#xF9; l'&#xE9;motion vibre au diapason de la nature.<br/>&#xA0;</p><p><small><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/festival-de-thessalonique/salade-grecque.html">Commentaires</a>&#xA0;(0)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/festival-de-thessalonique">Festival de Thessalonique</a><br/></small></p><p><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/p576.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
	   	 &#xA0;|&#xA0;
	   	 <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/p574.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/festival-de-thessalonique/salade-grecque.html" method="post"><postfield name="ID" value="575"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
