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<!DOCTYPE wml PUBLIC "-//WAPFORUM//DTD WML 1.1//EN" "http://www.wapforum.org/DTD/wml_1.1.xml">
<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Contrechamp</big><br/>Voyages en cin&#xE9;philie<br/></p><p><small>07.6.2007,&#xA0;23:58</small><br/><b><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cannes-2007/de-la-fausse-humilite-dun-certain-cinema-francais.html">De la fausse humilit&#xE9; d'un certain cin&#xE9;ma fran&#xE7;ais.</a></b></p><p>Bonjour,<br/>
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Ce texte a d&#xE9;m&#xE9;nag&#xE9; ! Vous pouvez d&#xE9;sormais le lire &#xE0; <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/exturl/http/contrechamp-media.com/de-la-fausse-humilite-d-un-certain-cinema-francais/">cette adresse</a>.<br/>
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A bient&#xF4;t sur <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/exturl/http/contrechamp-media.com/">Contrechamp Media</a><br/>
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&#xA0;&#xA0;</p><p><small><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cannes-2007/de-la-fausse-humilite-dun-certain-cinema-francais.html">Commentaires</a>&#xA0;(35)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cannes-2007">Cannes 2007</a><br/></small></p><p><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/p554.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
	   	 &#xA0;|&#xA0;
	   	 <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/p552.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- COMMENTAIRES -</p><p><b>Joachim</b><br/><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/exturl/http/365joursouvrables.blogpsot.com">365joursouvrables.blogpsot.com</a><br/>11.06.2007, 16:52<br/>Je veux bien croire qu&#x2019;il y ait beaucoup de pose et de posture chez Klotz-Perceval et que le roman (que je n&#x2019;ai pas lu) d&#x2019;Emmanuel est beaucoup plus cinglant et net que le film. Pour autant, la Question Humaine me semble loin d&#x2019;&#xEA;tre le ratage que tu d&#xE9;cris.<br/>
Les deux films de Klotz traitent du rapport du collectif (et m&#xEA;me du grand collectif quand il s&#x2019;agit non pas d&#x2019;une entreprise, mais du pays, de la nation comme dans la Blessure) et de l&#x2019;individu et &#xE0; mon avis, c&#x2019;est dans cet aller et retour, entre la description de grands corps sociaux et des destins individuels qu&#x2019;ils trouvent leur singularit&#xE9; et leur force de conviction. Reconnaissons d&#xE9;j&#xE0; &#xE0; Klotz de ne pas faire comme les cin&#xE9;astes dits engag&#xE9;s en d&#xE9;signant des personnages &#xAB; porte-parole &#xBB;, mais au contraire de faire advenir progressivement une parole singuli&#xE8;re et intime en lieu et place des discours bien-pensants (les monologues de la Blessure ou celui de Lou Castel, le seul que tu sauves). Ensuite, j&#x2019;appr&#xE9;cie la fa&#xE7;on dont il d&#xE9;crit des syst&#xE8;mes, par la simple succession de faits et gestes, de postures, de d&#xE9;placements. Ainsi, la premi&#xE8;re demi-heure de la Blessure reste tout de m&#xEA;me, par sa succession de cadrages serr&#xE9;s et de gestes d&#xE9;tach&#xE9;s de toute empathie, l&#x2019;une des rares (longues) s&#xE9;quences &#xAB; d&#x2019;inspiration bressonnienne &#xBB; digne de son mod&#xE8;le. Dans la Question Humaine, l&#x2019;entreprise passe avant les hommes, et ce faisant, l&#x2019;entreprise n&#x2019;est d&#x2019;abord d&#xE9;crite que comme un lieu o&#xF9; se croisent des hommes clon&#xE9;s, des costards sur pattes, des groupes qui s&#x2019;agr&#xE8;gent et se disloquent, des postulants dont les psychologues examinent les moindres tics. Je trouve pas mal de pertinence l&#xE0;-dedans et une valeur quasi chor&#xE9;graphique &#xE0; ces plans (je sais bien que c&#x2019;est mon dada). Ensuite, tout ce passage du s&#xE9;minaire d&#x2019;int&#xE9;gration, du p&#xE8;tage de plombs dans la bo&#xEE;te de nuit m&#x2019;a vraiment beaucoup impressionn&#xE9;, ce moment o&#xF9; justement parce que les mots n&#x2019;ont plus de valeur (jusqu&#x2019;&#xE0; quel point, est-ce obligatoire de jouer ces moments d&#x2019;humiliation pour int&#xE9;grer l&#x2019;entreprise ?) que les digues sautent, que les corps reprennent le dessus. L&#xE0; dedans, un c&#xF4;t&#xE9; &#xAB; Fight Club Corporate &#xBB; dont l&#x2019;ambigu&#xEF;t&#xE9; &#xE0; souhait n&#x2019;est pas pour me d&#xE9;plaire. Je vois la poursuite du film comme une tentative de faire r&#xE9;-advenir la parole, une parole personnelle, la plus &#xE9;loign&#xE9;e possible de la novlangue entrepreneuriale, et de la faire r&#xE9;sonner comme une parole vibrante qui traverse les corps et les individus. D&#xE9;marche peut-&#xEA;tre beaucoup plus proche du th&#xE9;&#xE2;tre que du cin&#xE9;ma, beaucoup plus ax&#xE9;e sur la diction que sur le jeu, mais une parole que le spectateur re&#xE7;oit autant qu&#x2019;il l&#x2019;&#xE9;coute. Faire vivre et faire recevoir des mots. Volont&#xE9; &#xE0; la fois modeste et ambitieuse, mais qui suffit peut-&#xEA;tre &#xE0; ne pas n&#xE9;gliger un film. Contrairement &#xE0; toi, je trouve que, dans ses meilleurs moments, la dialectique entre les corps et la parole, ou la disjonction des deux, est questionn&#xE9;e, travaill&#xE9;e, mise en sc&#xE8;ne.<br/>
J&#x2019;ajoute que, moi non plus, je ne suis pas tr&#xE8;s &#xE0; l&#x2019;aise quand on me sort des rapprochements entre les logiques d&#x2019;&#xE9;liminations du capitalisme et celle du nazisme et quand la m&#xE9;moire de la Shoah vient se poser comme &#xE7;a au c&#x153;ur du film. Bigre ! Que penser de tout cela ? Est-ce plus pertinent dans le roman ? C&#x2019;est vrai que, quelque part, je me sens coinc&#xE9;. L&#x2019;accepter comme un postulat de son auteur ? Ou alors, tenter de les r&#xE9;futer, mais je ne me sens vraiment pas outill&#xE9; pour me lancer dans des d&#xE9;bats sur de telles questions. C&#x2019;est vrai que c&#x2019;est sans doute &#xE9;norme, bien trop pour un simple film. Mais finalement, ce qui me fait finalement adh&#xE9;rer &#xE0; la &#xAB; question humaine &#xBB;, ce sont finalement bien plus ses dispositifs &#x2013; qui me paraissent faire surgir de la v&#xE9;rit&#xE9; et de la singularit&#xE9; &#x2013; et sa recherche sc&#xE9;nographique que son propos.<br/>
Pour moi, &#xAB; la question humaine &#xBB; se pr&#xE9;sente comme un puzzle. Puzzle, que je n&#x2019;arrive pas &#xE0; compl&#xE9;ter, puzzle sans doute pas si clair que &#xE7;a, peut-&#xEA;tre m&#xEA;me pas clair dans la t&#xEA;te de ses auteurs, mais puzzle dont les quelques pi&#xE8;ces que j&#x2019;arrive &#xE0; cerner m&#x2019;excitent suffisamment pour me laisser un jugement favorable.<br/><br/><br/><b>Slothorp</b><br/>11.06.2007, 17:52<br/>Vous avez raison de parler de dispositifs puisqu'il s'agit bien de cela dans ce cin&#xE9;ma fran&#xE7;ais b&#xE9;n&#xE9;ficiant de son alliance avec une partie de la critique. Des intentions traduites en dispositifs pour un r&#xE9;sultat nul tant le traitement semble &#xEA;tre &#xE0; l'abandon. Dans la question humaine, les d&#xE9;cors sont invariablement nuls (moches d'un c&#xF4;t&#xE9;, sans assises r&#xE9;elles de l'autre), la sc&#xE9;nographie empes&#xE9;e (c'est &#xE0; dire fig&#xE9;e et appuy&#xE9;e), le d&#xE9;coupage inexistant (c'est &#xE0; dire injustifi&#xE9; : pourquoi un plan large ici et un plan serr&#xE9; l&#xE0;, on ne sait jamais, un logiciel tournant sous commodore 64 semble avoir pris les commandes), tout est lourd, pesant, sursignifiant alors m&#xEA;me que cela voudrait paradoxalement jouer l'understatement, cette plaie du cinema contemporain. La question humaine m&#xE9;rite donc d'&#xEA;tre vue comme un trait&#xE9; de cinema fran&#xE7;ais auteuriste perclus de tics et d'intentions, puisant dans sa pauvret&#xE9; et son autisme des motifs de fiert&#xE9;, un cinema qui semble tout entier d&#xE9;vou&#xE9; &#xE0; faire travailler la machine critique fran&#xE7;aise sans passer par la case cin&#xE9;ma. On ne se trouve ni dans le r&#xE9;el, ni dans sa po&#xE9;tisation, mais dans la note de bas de page illustr&#xE9;e d'un r&#xE9;cit dont l'int&#xE9;r&#xEA;t pourrait pourtant presque sauver le temps pass&#xE9; &#xE0; se farcir cette m&#xE9;diocrit&#xE9;.<br/>
Marre de ce cinema moyen qui ne prend aucun risque pour conserver sa place dans le provincialisme h&#xE9;xagonal.<br/><br/><b>Joachim</b><br/>11.06.2007, 18:21<br/>Comme vous y allez, Slothorp ! Pourquoi disqualifier a priori des dispositifs ? Pourquoi une approche conceptuelle est-elle condamnable a priori ? On peut dire bien des choses sur le cin&#xE9;ma fran&#xE7;ais, mais les films de Klotz ne me semblent pas &#xEA;tre les cibles prioritaires, quand bien m&#xEA;me on n'est nullement oblig&#xE9; de les appr&#xE9;cier. Tellement d'autres films qui ne nous disent rien de nos vies, qui ont l'air d'avoir &#xE9;t&#xE9; tourn&#xE9;s pour occuper les m&#xEA;mes acteurs et les m&#xEA;mes techniciens....<br/><br/><b>Joachim</b><br/>11.06.2007, 18:24<br/>Et puis ce "cin&#xE9;ma fran&#xE7;ais b&#xE9;n&#xE9;ficiant de son alliance avec une partie de la critique", c'est vraiment un fantasme, comme si la seule motivation pour se lancer dans une &#xE9;criture, un tournage, un montage, c'&#xE9;tait les deux pages dans "Lib&#xE9;" ou "les Cahiers".<br/><br/><b>Slothorp</b><br/>11.06.2007, 18:46<br/>Joachim, cette alliance "objective", c'est &#xE0; dire existant ind&#xE9;pendamment des intentions de ses partenaires, ne soutient pas les motivations des cin&#xE9;astes. Mais je crois qu'une critique moyenne qui s'extasie sur de touts petits films et leur trouve des qualit&#xE9;s que personne d'autre ne leur trouvera a son effet dans le microscopique milieu du cin&#xE9;ma auteuriste fran&#xE7;ais persuad&#xE9; qu'un bon papier dans quelques organes de presse pourra satisfaire leur ego enchant&#xE9;.<br/>
Je n'ai par ailleurs rien contre les approches conceptuelles, mais j'aime ce qui est incarn&#xE9;, c'est &#xE0; dire la peau des choses et leur surface. Si l'on s'arr&#xEA;te &#xE0; une intention, mieux vaut ne pas faire de films.<br/><br/></p><p>1-5&#xA0;/&#xA0;
			  <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cannes-2007/de-la-fausse-humilite-dun-certain-cinema-francais.html&#38;page=6">35</a><br/><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cannes-2007/de-la-fausse-humilite-dun-certain-cinema-francais.html&#38;page=1#comments">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cannes-2007/de-la-fausse-humilite-dun-certain-cinema-francais.html" method="post"><postfield name="ID" value="553"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
