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<!DOCTYPE wml PUBLIC "-//WAPFORUM//DTD WML 1.1//EN" "http://www.wapforum.org/DTD/wml_1.1.xml">
<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Contrechamp</big><br/>Voyages en cin&#xE9;philie<br/></p><p><small>01.9.2006,&#xA0;01:44</small><br/><b><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cin233ma/faut-il-bruler-flandres-.html">Faut-il br&#xFB;ler Flandres ? </a></b></p><p>[<a href="http://contrechamp.kaywa.com/files/images/2006/9/30/mob1388_1157331446.gif">image</a>]<br/>
&#xA0;
L&#x2019;horreur muette de Flandres et sa puissance se logent dans ses &#xE9;lans et ses r&#xE9;pulsions. O&#xF9; l&#x2019;informul&#xE9; donne aux corps &#xE0; corps une urgence sauvage, celle d&#x2019;un myst&#xE8;re que sonde Bruno Dumont d&#xE8;s l&#x2019;abord d&#x2019;une filmographie empreinte de r&#xE9;alisme mystique : la condition humaine. Terre cass&#xE9;e, gueules br&#xFB;l&#xE9;es, Flandres gratte la peau des certitudes, se cherche pour soi des formes d&#x2019;expression &#xE0; m&#xEA;me de rendre compte du profond d&#xE9;sarroi contemporain. Et pour y parvenir, Dumont &#xE9;vide le plan comme C&#xE9;zanne r&#xE9;duisait ses motifs, jusqu&#x2019;&#xE0; l&#x2019;effacement.<br/>
Tous les films du cin&#xE9;aste pourraient s&#x2019;intitulerL&#x2019;Humanit&#xE9;, du nom de son projet le plus abouti. Construit en triptyque (un prologue atmosph&#xE9;rique, la plong&#xE9;e visc&#xE9;rale dans la guerre, le retour au pays), Flandres s&#x2019;attache, comme Full Metal Jacket, &#xE0; cette part irr&#xE9;ductible d&#x2019;humanit&#xE9; sous le masque servile des apparences. Taciturnes et furieux, rustres et sublimes, les mod&#xE8;les que se choisit Bruno Dumont pour servir un r&#xE9;cit, ivre d&#x2019;amour et de mort, pr&#xEA;tent couramment le flanc aux critiques. Lui, Samuel Boidin (d&#xE9;j&#xE0; pr&#xE9;sent dans La Vie de J&#xE9;sus), force musculeuse, pulsionnelle. Elle, Ad&#xE9;la&#xEF;de Leroux, pr&#xE9;sence gracile, diaphane. Instinct et gr&#xE2;ce m&#xEA;l&#xE9;s, sommes-nous dans le grotesque ou le sublime ?<br/>
Va-t-on continuer d&#x2019;encenser Bruno Dumont, au motif qu&#x2019;il n&#x2019;y a plus, en France, un seul r&#xE9;alisateur qui prenne encore le risque de la mise en sc&#xE8;ne ? Doit-on adh&#xE9;rer b&#xE9;atement aux propos d&#x2019;un cin&#xE9;aste, rompu &#xE0; l&#x2019;exercice, qui &#xE9;gr&#xE8;ne le chapelet ininterrompu de ses intentions ? Faut-il suivre le mouvement par lequel Dumont se fait "des Flandres en flammes" par une certaine frange critique ?<br/>
Peine perdue. Flandres se consume litt&#xE9;ralement sous nos yeux et avec lui, le cin&#xE9;ma de Dumont. La signature visuelle impressionne toujours autant, reconnaissable entre mille, mais arriv&#xE9; &#xE0; ce point pr&#xE9;cis de sa carri&#xE8;re, le cin&#xE9;aste, la filmant, se livre aussi une guerre. On reproche au film son sch&#xE9;matisme, son propos d&#xE9;nu&#xE9; de la profondeur m&#xE9;taphysique qu&#x2019;il poursuit, son invariable dispositif d&#xE9;clin&#xE9; de film en film. Mais pourtant quelque chose a bien chang&#xE9;. Dumont a cess&#xE9; de surplomber ses personnages, lesquels jouissent dor&#xE9;navant d&#x2019;un recours. Maladroit, peut-&#xEA;tre. Sensible et bouleversant, assur&#xE9;ment.<br/>
Autre amalgame que disqualifie indiscutablement L&#x2019;Homme des Flandres, le documentaire de S&#xE9;bastien Ors : voir en Dumont un entomologiste cynique qui manifeste sur ses acteurs une sup&#xE9;riorit&#xE9; , un opportunisme de classe. Il faut voir se rebiffer les apprentis soldats qui malm&#xE8;nent Dumont autant que ce dernier peut le faire pour que ces pr&#xE9;sences, vierges de toute repr&#xE9;sentation, atteignent leurs personnages. Il y a un jeu d&#x2019;ajustement et de r&#xE9;glage perp&#xE9;tuel entre les deux instances. Il faut voir encore Ad&#xE9;la&#xEF;de Leroux, exc&#xE9;d&#xE9;e, quitter le champ car elle ne parvient pas &#xE0; pleurer. Et Dumont, de la saisir par les &#xE9;paules, l&#x2019;envelopper de ses mots rassurants et, dans un geste &#xE0; la fois protecteur et brutal, de la replacer devant la cam&#xE9;ra. Toute l&#x2019;essence du cin&#xE9;ma de Bruno Dumont en un seul geste.<br/>
Curieusement, on ne voit pas dans L&#x2019;Homme des Flandres un making of, outre qu&#x2019;il renseigne incontestablement sur la m&#xE9;thode Dumont, mais presqu&#x2019;un autre film qui d&#xE9;doublerait le propos de Flandres. Ou comment des d&#xE9;butants, pr&#xE9;sent&#xE9;s pour ce qu&#x2019;ils sont, des individus ordinaires, sont envoy&#xE9;s sur un front qui les d&#xE9;passe : le cin&#xE9;ma, comme une guerre, dont ils sortent victorieux, par-del&#xE0; les clivages culturels.<br/>
Il m&#x2019;est apparu alors clairement que le probl&#xE8;me ne r&#xE9;sidait pas tant dans le regard que Dumont porte sur ses acteurs que dans celui du spectateur, confront&#xE9; &#xE0; ses propres limites. Le cin&#xE9;aste, pour qui la dur&#xE9;e d&#x2019;un plan est la dur&#xE9;e d&#x2019;exposition du spectateur, entend agir sur lui et modifier son regard : "les vrais films de cin&#xE9;ma ont besoin des regards pour s&#x2019;accomplir. Ce sont les regards qui ach&#xE8;vent ces commencements que sont les &#x153;uvres (&#x2026;),compagnes de nos progr&#xE8;s."
<br/>
Compte rendu du d&#xE9;bat que j'ai anim&#xE9; le 6 septembre dernier avec Bruno Dumont <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/filehandler/http/contrechamp.kaywa.com/files/6636503.pdf">ici</a>.<br/>
<br/>&#xA0;</p><p><small><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cin233ma/faut-il-bruler-flandres-.html">Commentaires</a>&#xA0;(57)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cin233ma">cin&#xE9;ma</a><br/></small></p><p><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/p519.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
	   	 &#xA0;|&#xA0;
	   	 <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/p517.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- COMMENTAIRES -</p><p><b>Loulou</b><br/>01.09.2006, 02:48<br/>Pas besoin. Les braises de ses anciens films le font a notre place.<br/>
Triste et corrosif effet de l'encroutement.<br/>
C'est deja plus digeste est moins poli que le dernier Loach - insipide, previsible et ostensiblement didactique.<br/>
Guillaume Loison l'a tres bien dit : "Ken Loach ne court plus, il se place. "<br/>
Dumont lui a toujours feint&#xE9; de courir ce qui fait que "Flandres" est au fond, ni pire, ni mauvais que ses anciennes oeuvres.<br/>
C'est, encore et toujours avec Dumont, un film qui n'arrive pas a r&#xE9;pondre aux amples questions qu'il sous entend.<br/>
Dumont se cherche mais difficile de dire s'il se trouvera un jour.<br/>
Nonobstant, sus aux radotages tautologiques.<br/><br/><br/><b>lo</b><br/><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/exturl/http/lemploidutemps.blogspot.com/">http://lemploidutemps.blogspot.com/</a><br/>01.09.2006, 10:22<br/>mais non<br/>
lh.<br/><br/><b>Tl&#246;n</b><br/>01.09.2006, 11:29<br/>On est quand m&#xEA;me dans un pays bizarre "l'exception fran&#xE7;aise" : La moindre petite crotte du genre des films Emmanuel Mouret se voit porter au pinacle alors qu'un cin&#xE9;aste comme Dumont, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il est un cin&#xE9;aste important, important parce que posant pobl&#xE8;me, se voit traiter de radoteur....<br/>
Je n'ai pas encore vu Flandres, mais je me souviens que dans les sc&#xE8;nes de piscines de 29 palms (je choisis ce film &#xE0; dessein, c'est le plus sous-estim&#xE9; des films de Dumont) il filmait la distance entre les personnages, la b&#xE9;ance qui existait entre eux, le chemin qu'il fallait faire pour aller de l'un &#xE0; l'autre et que j'ai alors pens&#xE9; &#xE0; la sc&#xE8;ne de retrouvaille, apres l'op&#xE9;ration de Powell, dans Party Girl de Nick Ray. C'est dire...<br/><br/><b>jean-s&#233;bastien</b><br/><a href="http://image.kaywa.com/mobile">http://image.kaywa.com</a><br/>01.09.2006, 12:04<br/>pour une fois nous sommes d'accord Tl&#xF6;n, Dumont sera toujours plus int&#xE9;ressant qu'un Mouret...mais dans ses parties flandreuses (droises, draises?), on a l'impression de voir le m&#xEA;me film qu'avant...bon en m&#xEA;me temps j'y vois un int&#xE9;r&#xEA;t, celle de confronter son univers habituel avec une forme d'alt&#xE9;rit&#xE9; qui serait la guerre...le probl&#xE8;me, sans doute, c'est que cette opposition, ou plut&#xF4;t confrontation, n'est pas vraiment dialectique, &#xE7;a joue juste sur un niveau formel, dans les faits et dans le sens c'est toujours la m&#xEA;me philosophie de comptoir sur une humanit&#xE9; pulsionnelle et d&#xE9;nu&#xE9;e de sens moral...n&#xE9;anmoins il est vrai qu'entre le Dumont et l'anecdotique film de Mouret (qui est n&#xE9;anmoins assez bien &#xE9;crit), il y a un &#xE9;cart gigantesque...(enfin choisir l'un ou l'autre c'est peut-&#xEA;tre aussi du non-choix, je ne sais pas...)<br/><br/><b>Jamel Debouzze</b><br/><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/exturl/http/www.jameldebbouze.fr/">http://www.jameldebbouze.fr/</a><br/>01.09.2006, 13:59<br/>"(...) j'y vois un int&#xE9;r&#xEA;t, celle de confronter son univers habituel avec une forme d'alt&#xE9;rit&#xE9; qui serait la guerre (...)".<br/>
<br/>
C'est pourquoi je t' invite, J.S, &#xE0; venir regarder mon film "Indigent" dans lequel je lance des grenades &#xE0; main de forme sph&#xE9;rique. On a trop kiff&#xE9; entre les sc&#xE8;nes &#xE0; se confronter notre alt&#xE9;rit&#xE9; avec notre univers habituel, aussi.<br/>
<br/>
Je vous laisse : j'ai des cours d'instruction civique &#xE0; donner avec Bacri &#xE0; Sarcelles.<br/><br/></p><p>1-5&#xA0;/&#xA0;
			  <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cin233ma/faut-il-bruler-flandres-.html&#38;page=11">57</a><br/><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cin233ma/faut-il-bruler-flandres-.html&#38;page=1#comments">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/cin233ma/faut-il-bruler-flandres-.html" method="post"><postfield name="ID" value="518"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
