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<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Contrechamp</big><br/>Voyages en cin&#xE9;philie<br/></p><p><small>12.12.2005,&#xA0;00:07</small><br/><b><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/analyse_de_photogrammes/psycho-de-gvs--un-cauchemar-en-couleurs.html">Psycho de GVS : un cauchemar en couleurs</a></b></p><p>Bonjour,<br/>
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Ce texte a d&#xE9;m&#xE9;nag&#xE9; ! Vous pouvez d&#xE9;sormais le lire &#xE0; <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/exturl/http/contrechamp-media.com/psycho-de-gvs-un-cauchemar-en-couleurs/">cette adresse</a>.<br/>
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A bient&#xF4;t sur <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/exturl/http/contrechamp-media.com/">Contrechamp Media</a><br/>
<br/>&#xA0;</p><p><small><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/analyse_de_photogrammes/psycho-de-gvs--un-cauchemar-en-couleurs.html">Commentaires</a>&#xA0;(25)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/analyse_de_photogrammes">analyse de photogrammes</a><br/></small></p><p><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/p412.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
	   	 &#xA0;|&#xA0;
	   	 <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/p410.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- COMMENTAIRES -</p><p><b>gilles</b><br/>12.12.2005, 10:11<br/>Quitte &#xE0; coloriser "Psychose" ( ... ) mieux vaudrait le faire avec outrance."<br/>
Michel Chion.<br/><br/><b>sandrine</b><br/>12.12.2005, 11:18<br/>Et c'est exactement ce qu'a fait GVS ! J'y viens. O&#xF9; trouve-t-on cette citation ?<br/><br/><b>gilles</b><br/>12.12.2005, 18:26<br/><br/>
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"Quitte &#xE0; coloriser "Psychose" ( ... ) mieux vaudrait le faire avec outrance." [1]<br/>
Michel Chion.<br/>
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Avec Psycho, Gus Van Sant d&#xE9;roule les bandelettes laudatives du remake et embaume le film &#xE9;ponyme, tel Norman Bates le taxidermiste qui momifie/empaille ses oiseaux. Curieuse &#xE9;quation pos&#xE9;e par ce Psycho-l&#xE0;, qui propose autant un remontage plan par plan (except&#xE9;s quelques rajouts) de l'&#x153;uvre hitchcockienne, qu'une modernisation personnelle - donc une retouche, un d&#xE9;figurage - dans la multitude de lumi&#xE8;res et de couleurs qui &#xE9;manent aux quatre coins du plan. Que reste-t-il du spectre initial ? Des personnages fant&#xF4;mes. Surtout, de l'art du d&#xE9;calque dont il ne resterait que le papier-calque.<br/>
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Psycho (1999) duplique, plagie formellement Psycho (1961), mais Gus Van Sant sait parfois restituer l'atmosph&#xE8;re initiale. Une sc&#xE8;ne le montre clairement. Marion Crane quitte la ville en gardant avec elle les 400. 000 dollars. Un plan nous montre ce qu'elle voit : la rue, le passage pi&#xE9;ton, sugg&#xE9;r&#xE9; et soudain, deux hommes entrent le champ, de gauche &#xE0; droite, dont son propre patron qu'elle reconna&#xEE;t aussit&#xF4;t. Cette apparition derri&#xE8;re la vitre surprend par un profond effet de mim&#xE9;tisme : l'&#xE9;tonnement du patron et le d&#xE9;tachement de son corps, &#xE9;lanc&#xE9;, du d&#xE9;cor, une rue anonyme qui semble baigner dans un ciel bleu pastel, participent, d'une simple vue (subjective) au renouvellement de la sc&#xE8;ne.<br/>
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Dans Psycho de Gus Van Sant, l'usage des couleurs outranci&#xE8;res fait revivre l'univers du motel initial. Les lampes ou n&#xE9;ons ne cessent de diffuser une lumi&#xE8;re intra-image, &#xE9;nergie matrice du film. "J'ai visit&#xE9; tellement d'h&#xF4;tels que j'ai la vue brouill&#xE9;e par les n&#xE9;ons", dit Arbogast le d&#xE9;tective, &#xE0; Norman Bates. A chaque pi&#xE8;ce d'int&#xE9;rieur &#xE9;quivaut une lampe : teintes criardes, vert, bleu fluorescents notamment, ou n&#xE9;on rose kitsch impr&#xE9;gnant &#xE0; m&#xEA;me la peau (le sang m&#xEA;me est rose fluorescent). Dans le motel se trouve enferm&#xE9; l'infini des lumi&#xE8;res au dedans. A chaque personnage &#xE9;quivaut aussi une lumi&#xE8;re, un n&#xE9;on : Norman allume l'enseigne lumineuse de son h&#xF4;tel pour attirer les clients &#xE9;gar&#xE9;s, tandis que le visage de Marion aspire la lumi&#xE8;re des phares lors de la fuite en voiture sous un orage d&#xE9;cha&#xEE;n&#xE9;.<br/>
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Au cours de cette fuite, la voiture de Marion devient le th&#xE9;&#xE2;tre de d&#xE9;cha&#xEE;nements lumineux : la pluie se projette sur la vitre/&#xE9;cran o&#xF9; grouille des faisceaux &#xE9;vanescents. &#xC9;clairs cisaillant le ciel et la chair blanche des nuages, signes pr&#xE9;figurant l'autre espace-tombeau, le meurtre "sous une douche aux allures de d&#xE9;luge" [2]. De la b&#xE9;ance de la vitre, filtre le blanc des phares qui emplit &#xE0; son tour le visage/&#xE9;cran de Marion, tel un visage buvard : "l'int&#xE9;r&#xEA;t de l'orage, en terme de couleur, est de lier des vibrations de teintes, rouges, mais tout autant mauves et bleues, au blanc int&#xE9;gral de l'&#xE9;clair dont elles semblent surgir" [3]. Cette s&#xE9;quence consiste &#xE9;galement en un jeu d'&#xE9;l&#xE9;ments r&#xE9;pulsifs : sur le visage de Marion se confronte la projection de lumi&#xE8;res et leur capture. R&#xE9;flexion, &#xE9;cran et projection, capture : Psycho convoque ais&#xE9;ment la m&#xE9;taphore de la camera oscura du pr&#xE9;-cin&#xE9;ma. Hypoth&#xE8;se qui embrasse autant la m&#xE9;taphore du voyeur (qu'explicite Norman derri&#xE8;re l'&#xE9;cran dans son bureau) que le ph&#xE9;nom&#xE8;ne r&#xE9;flexif &#xE0; l&#x2019;&#x153;il nu, dans la voiture, l'inscription de la lumi&#xE8;re sur les &#xE9;crans (d'abord, la vitre comme plaque de verre originelle, puis le visage comme &#xE9;cran). Lumi&#xE8;res qui aveuglent ainsi Marion, surexposent son corps et pr&#xE9;cipitent sa d&#xE9;gradation.<br/>
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La lumi&#xE8;re est alors associ&#xE9;e &#xE0; la mort. "J'ai une t&#xEA;te &#xE0; inspirer confiance" dit Norman ; la t&#xEA;te de Marion, elle, aspire la lumi&#xE8;re et inspire la mort. De derri&#xE8;re un trou dans le mur, Norman projette son d&#xE9;sir sexuel (et en l'occurrence ici son liquide s&#xE9;minal) sur l'image-&#xE9;cran du corps de Marion, lui-m&#xEA;me superpos&#xE9; un instant sur le cadre/&#xE9;cran incandescent de la salle de bains. Pass&#xE9;e le rideau, la lumi&#xE8;re emplit la douche et le corps de Marion : en somme, un tombeau lumineux. Par cons&#xE9;quent, le gros plan stroboscopique au ralenti sur la pupille dilat&#xE9;e, signe de la mort de l'&#x153;il -"&#x153;il, cadavre de la lumi&#xE8;re " [4] - de Marion, r&#xE9;sulte aussi de la lumi&#xE8;re, aveuglante, agent actif de la mort.<br/>
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[1] Michel Chion, "Colorisations", La Couleur au cin&#xE9;ma, sous la direction de Jacques Aumont, Mazzotta, Cin&#xE9;math&#xE8;que Fran&#xE7;aise, 1995, p. 65.<br/>
[2] Martin Lefebvre, Psycho, De la figure au mus&#xE9;e imaginaire, Th&#xE9;orie et pratique de l'acte de spectature, Champs Visuels, l'Harmattan, Qu&#xE9;bec, 1997, p. 123.<br/>
[3] Propos de Raymond Bellour analysant Marnie, et anticipe, en quelque sorte, l&#x2019;application pratique de Gus Van Sant, sans pour autant pr&#xE9;sager de la (future) colorisation de Psycho. R. Bellour, "La Couleur Marnie. Alfred Hitchcock : Marnie", La Couleur au cin&#xE9;ma, op.cit., p. 148.<br/>
[4] "Le sujet est un objet disqualifi&#xE9;. Mon oeil est le cadavre de la lumi&#xE8;re, de la couleur." Gilles Deleuze, Francis Bacon, Logique de la sensation- I, Editions de la diff&#xE9;rence, p. 361. Cit&#xE9; par Jean-Baptiste Thoret, Une Exp&#xE9;rience am&#xE9;ricaine du chaos, Massacre &#xE0; la tron&#xE7;onneuse de Tobe Hooper, Cin&#xE9;films, Dreamland &#xE9;diteur, p. 72.<br/><br/><br/><b>gilles</b><br/>12.12.2005, 18:29<br/>Voici mon texte, qui date de 2001 environ. Je ne sais plus. Enfin, tu voulais savoir pour Chion, c'est :<br/>
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in "Colorisations", La Couleur au cin&#xE9;ma, sous la direction de Jacques Aumont, Mazzotta, Cin&#xE9;math&#xE8;que Fran&#xE7;aise, 1995, p. 65.<br/>
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je recommande ce livre, aussi m&#xE9;connu qu'exceptionnel, tant par les photos (&#xE0; tomber par terre, de Sirk &#xE0; Fassbinder...), que par la qualit&#xE9; des textes : les plus grands ici, Aumont, Brenez, Chion... etc, + un mythique de Schefer sur Vertigo.<br/><br/><b>sandrine</b><br/>12.12.2005, 21:37<br/>Tr&#xE8;s tr&#xE8;s beau texte, Gilles. Et merci pour ces r&#xE9;f&#xE9;rences. Mon approche sera plus impressionniste, malheureusement !<br/><br/></p><p>1-5&#xA0;/&#xA0;
			  <a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/analyse_de_photogrammes/psycho-de-gvs--un-cauchemar-en-couleurs.html&#38;page=4">25</a><br/><a href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/analyse_de_photogrammes/psycho-de-gvs--un-cauchemar-en-couleurs.html&#38;page=1#comments">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://contrechamp.kaywa.com/mobile/analyse_de_photogrammes/psycho-de-gvs--un-cauchemar-en-couleurs.html" method="post"><postfield name="ID" value="411"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
