06/4/2005 Le jeu de Takeshi Kitano




Heureuse et originale initiative que celle de Kitano, invité par les Cahiers du Cinéma, à l'occasion du 600è numéro : proposer à des cinéastes (Bonnello, Van Sant, Rithy Panh...) de raconter une histoire à partir de 4 photogrammes, choisis parmi 69 clichés du cinéaste.
Comme on raffole des concepts chez Contrechamp, je me saisis de ce "ciné manga" et vous le propose.
Bien que n'étant pas réalisatrice, je crois à une pédagogie de la création, bien résumée par l'axiome de Jean Renoir : "regarder un film en étant un cinéaste en puissance" .
A votre tour d'être ce cinéaste en puissance, du moins, un scénariste !
Voici l'histoire racontée par KItano sur ces 4 photogrammes :
" Deux étrangers viennent au Japon dans l'intention de rencontrer des yakusas. Ils rencontrent un yakusa qui possède un katana (sabra japonais). Mais ils sont abattus. De nombreux yakusas assistent à leurs funérailles".
Voici mon histoire :
" Une multinationale organise un recutement, conduit par deux pontes de la boîte. Un yakusa invisible se présente à l'entretien d'embauche. Les deux hommes sont séduits et décident de l'engager sur le champ. Mais l'individu sort une arme et assassine les deux boss car c'est un altermondialiste qui a résolu de décapiter les grands groupes d'affaires mondiaux. On ne retrouve que l'arme du crime et aucune trace d'effraction. Le mystère reste entier tandis que, désoeuvrée, s'ébranle une cohorte de salariés démunis".
A vous de jouer !



Commentaires
Ils décident donc de se donner la mort : l'un choisit le seppuku, l'autre enfonce un colt dans sa bouche.
Geste vain, passé inaperçu. Plus personne ne s'intéresse à ces deux figures oubliées tout juste bonnes à participer au prochain casting de la Ferme Célébrités. La terre continue à partir en chaussettes trouées. Le lendemain matin, la vie reprend son cours, avec ces meutes d'employés de bureau marchant tel des robots dans les couloirs du métro et remarquant à peine que le printemps a montré le bout de son nez.
Le plus petit des deux, habitué au maniement des armes, se débarasse de l'autre d'un coup de pétard pour rester seul sur le coup. Il en profitera pour réaliser le plus grand film de tout les temps sur les moeurs guerriers du Japon.
La preuve ? Regardez ces cohortes de jeunes Japonais se diriger d'un pas ferme et décidé dans leur cinéma favori (le Milano-za, en plein coeur de Tokio) pour y réserver leur place, 3 semaines avant la sortie du film.
EM- Le Japon, c'est le nouveau pays qui fait rêver les jeunes aujourd'hui, d'ailleurs mes enfants ne jurent que par ça : San Ku Kaï, les karaokés, Hello Kitty, Björk... Remplaçons les séries américaines par des histoires de sabres !
- Non, ça risque de déplaire à notre coeur de cible qui a ses petites habitudes. Il ne faut pas les brusquer, tu sais bien... Rien de vaut un bon vieux Derrick ou Colombo avec des flingues bien de chez nous...
(regardant par la fenêtre)
- Zut, voilà déjà nos actionnaires qui arrivent. Qu'est-ce qu'on va leur raconter ?
Encore un clip d'Expérience (réalisé par Michel Gondry ?)...
Donc Michel Cloup (le grand bedonnant) et Arnaud Michniak (le petit au sourire narquois) se réunissent enfin après vingt ans de carrière solo. Mais comme le cerveau dans ma bouche a mangé l'hémisphère gauche, il ne reste que le choix des armes (hommage de Gondry à Yves Boisset, son maître...). Enfin comme les singes ont envahie la ville...
Mais le producteur n'avait pas assez d'argent pour payer les dresseurs de singes, ils ont été remplacés par des figurants. A moins que ce soit un hommage aux ouvriers coréens...
Ce qui fera dire à Kaganski dans le numéro 2488 des Inrocks, quelle belle métaphore, les êtres humains pour des singes, on dirait les 16 millions de spectateurs qui ont couru voir Le Fabuleux destin de l'arrière-petite fille d'Amélie Poulain. Luc Besson (producteur qui a racheté tout le cinéma français depuis 15 ans) tentera de le traîner en justice au nom de la liberté à produire des sous-merdes... Un combat gagné d'avance, merci Luc notre sauveur.
J'ai oublié de préciser que c'est un morceau instrumental (c'est normal Michel Cloup a abandonné les mots depuis son cinquième album, c'est normal tout a été dit), c'est pourquoi il n'y a aucun carton...
A moins que ce soit le nouveau clip d'Eminem, je ne sais plus tous se mélange... Le réveil fut difficile.
deux pdg richissimes et très mal vêtus s'ennuient dans leur salle de réunion désertée après une confrontation inutile entre salariat et patronat; comme ils ont beaucoup de pouvoir, et qu'ils s'emmerdent ferme, ils décident de jouer à ce jeu, vous savez, la pierre, le ciseau, le papier, le puit... mais ils en changent les règles et proposent d'incarner des armes à la place, une nouvelle façon d'organiser un duel en quelque sorte
ils se concentrent sur leur arme favorite, et selon chacun d'eux, la plus apte à liquider l'autre, et rappelons-le, comme ils ont tous les pouvoirs, ils se transforment l'un en sabre, l'autre en revolver
seulement, et parce que tout patron n'est pas forcément un cerveau, ils n'ont pas pensé qu'une fois devenus arme (à feu, blanche ou autre) leur manquerait un bras, une main ou un membre en somme pour que le duel ait lieu
dépités, le sabre et le revolver se regardent en chiens de fayence tandis que les employés, désoeuvrés et perdus, se mettent à la recherche de leurs patrons bien-aimés (parce que si un patron n'a pas de cerveau, un employé a rarement de la mémoire, morale de mon petit film)
;-)
lh.
Réunion de brainstorming à Y a que la vérité qui compte, Bataille et Fontaine, à moins que ce soit Fontaine et Bataille (on ne sait jamais qui est le gros et qui est le maigre, pour sûr Laurel et Hardy c'était plus simple), réfléchissent. Dans leur cerveau malade (oui du singulier car ils n'ont qu'un cerveau pour deux, c'est déjà beaucoup à TF1), cette pensée : le rideau c'est pas suffisant, il faut offrir à l'invité un moyen de se suicider en direct, ça relancerait notre concept... Bataille propose le sabre, ça ferait jolie dans un gros ventre, ce sang qui coule délicatement sur le carrelage de verre. Fontaine qui est un petit nerveux préfère le pistolet, ça fait plus virile et une pluie de sang sur le plateau ça rappellerait les confettis à la fin des émissions d'Arthur, c'est ça aussi l'esprit de chaîne...
Ce fut une idée lumineuse, car les amoureux éconduis se ruent à masse à la tour de TF1 pour participer ! Banzaï et hara-kiri, l'émission sera sponsorisée Toshiba.
J'aime assez la version "anime" de lo : je te reconnais bien là !
En fait, deux versions se disputent ma préférence. Dans laquelle vais-je investir (après avoir gagné à Euromillions, of course !) ? Vous le saurez au prochain épisode.
Continuez sur cette voie. A minuit, je rendrai publiques le noms des lauréats.
Ne peut-on pas essayer de situer l'action autrement que dans le monde du travail ou de la télévision ? Je galvanise mes troupes de scénaristes, comme un producteur tyrannique, obsédé par les bénéfices...
Udo Kier a enfin réussi à traîner son réalisateur au Palais des Festivals (en travaux, c'est pourquoi la salle de conférence est si moche). Lars affiche comme à son habitude son sourire de fin manipulateur.
Il nous avait annoncer un nouveau film avec Björk. Premier démenti. Puis avec Nicole Kidman. Elle s'est sauvée aussi...
Finalement à la surprise de tous, il a réalisé en secret la suite de Zaïtochi avec Kitano himself. Mais celui-ci devant le désastre c'est aussi sauvé... D'où le fauteuil vide à la conf' de presse. Et il a abandonné son sabre dans sa suite du Martinez.
Beat Takeshi préfère retourner à ses premières amours, un bon gunfight... Au moins on peut mettre des belles chemises à fleurs...
Le maître asiatique erre seul rue d'Antibes. C'est alors qu'il croise la journaliste Sandrine M. Hélas sans interprète, il ne reste que l'incommunicabilité entre eux...
Pendant ce temps, les journalistes japonais sortent en furie de la salle Lumière : avoir massacré leur série fétiche en faisant joué tous les acteurs par des danois et dans leur langue maternelle, le tout filmé avec un vieux camescope VHS. Zaïtochi étant lui devenu muet en plus d'être aveugle, ce qui simplifiait les choses pour le jeu de Kitano, car le danois c'est pas son fort...
Et dire que les journalistes ce sont levés à 7h pour voir ça !
Une fois de plus ce sacré Lars a roulé tout le monde dans la farine. Gilles Jacob espère que l'année prochaine sa phobie de l'avion et du train le reprendra...
Pour conclure sa conférence de presse, il annonce préparer un remake du chef d'oeuvre de Marc Dorcel : Citizen Shane avec le retour de Laure Sainclair sous les projecteurs. Depuis le temps qu'il nous promet un film porno, au moins ça sera un vrai film Dogme.
Où alors il faudrait renouveler les 4 photogrammes chaque semaine... Et se laisser allez (oui je sais j'en ai déjà pas mal fait dans ce sens, mais c'est pas fini...)
Le choix des armes a été laissé au doyen d’âge (on ne sait pas ce qu’il a choisi : toutes les pièces à conviction ont été brulées).
Malheureusement, l’affaire s’est terminée dans un grand massacre et on a été obligé de faire venir des pasteurs protestants pour remplacer les cardinaux catholiques.
A cette annonce, des queues se forment pour le casting des interprètes du sabre et du pistolet.
La première adaptation réelle du dessin animé South Park...
Avec John Goodman dans le rôle de Cartman et Billy Crystal dans celui de Kyle.
On notera une apparition spéciale de Christopher Walken dans le rôle de Damien. Et on ne sait toujours pas qui interprétera Kenny (je sais ça devient redondant chez moi)
Evidemment dans cette scène Kenny est déjà mort, c'est pour cela qu'il y a un siège vide.
Mais oups Cartman vide de lâcher un (bip).
La question est quelle est l'arme du crime ? Un sabre ou un pistolet ?
Mais personne n'a le temps de répondre à la question, regardez-les, ils fuient tous la ville, ça sent trop mauvais...
"Ca me troue le (bip) cette odeur !!!" est la dernière réplique du film...
Sait-on exactement d'où viennent ces photos ?
2)Un fauteuil de bureau noir avec deux accoudoirs en travers du fauteuil, un sabre traditionnel japonais. La lame est dégagée, on y distingue un reflet de lumière. A la droite du fauteuil l'embrasure d'une porte, elle est ouverte. A la gauche du fauteuil, ce qui semble être une surface vitrée dont on aperçoit un coin. le fauteuil est contre un mur créme. On ne voit pas trés bien l'usage de cette piéce (le bout d'un couloir). la photo est prise en légère plongée. Il est difficile de faire un lien avec l'image précédente. le fauteuil ne ressemble pas au fauteuil vide vu en 1 Ce dernier étant plutôt vet caca d'oie.
3)Un revolver noir ( notre absence de connaissance technique en la matiére ne nous permette pas de donner des caractéristiques techniques, calibre etc...). Sur la crosse,en incrustation, ce qui semble un bouton nacré. Le revolver est posé sur sol donnant l'apparence du vénilia, a moins que cela soit du tissu, un canapé peut être. Manifestement, l'organisateur de la série a voulu jouer du contraste entre le revolver (arme occidentale) et le sabre japonais. Mais rien ne permet de rattacher cette photos aux deux précédentes. Les deux hommes en 1 sont des occidentaux.
4)Pour la première fois, nous sommes à l'extérieur. le ciel est voilé, et en arrière plan on distingue 5 buildings. Nous sommes sur une espèce de place bordée par des arbres. L'impression d'être au début de l'automne. On distingue une quinzaine de personnages vêtus de noir. Les personnages sont répartis en plusieurs groupes, ce qui, compte tenu du cadrage, accentue le sentiment de vide. la sensation confuse de setrouver dans une grande ville japonaise. Peut être des employés de bureau d'une compagnie niponne. Si c'est le cas, un lien pourrait être établi avec la photo 2. le revolver serait il, alors en relation avec la photo 1? Toutefois rien ne permet de le dire avec précision.
En conclusion: 3 photos en intérieur, une en extérieur, deux représentant des armes, deux sur lesquels figurent des personnes humaines.
Il est difficile d'en dire plus.
Albert de Monaco avec son conseiller se demandent comment achever proprement la vie de Rainier III. Avec un sabre ou un pistolet ?
Stéphanie sort de l'hôpital et est poursuivie par une horde de paparazzis...
Forest Whitaker a suivi les conseils de Michael Jackson pour les soins de peau (parce qu'il le vaut bien...).
Jim Jarmush semble ravi de son film.
Ghost Dog est envoyé régler un contrat au Japon, c'est pourquoi il n'a pas pu emmener ses pigeons, mais il garde ses arment favorites : le sabre et le pistolet (sans silencieux cette fois).
Sa mission réussie, mais les yakusas se lancent à sa poursuite, sur un beat effréné de RZA.
Grâce à une annonce il décide de recrutés deux volontaires sur Internet qui devront se suicider réellement en direct pour les besoins du film.
L'un devra se faire seppuku au moyen d'un sabre Katana et le second devra se tirer une balle dans la tête au moyen d'un 9mm.
Le but du réalisateur etant d'exprimer métaphoriquement la mort de l'art au profit du spectacle et du profit.
La scène finale montre l'engouement de jeunes lycéens à se rendre à l'avant premier du film, qui vas être pendant des mois numéro 1 au box office.
sk†ns vous êtes excellent, vraiment!
Chirac, Raffarin et le petit Nicolas (trop petit pour dépassé de la table...) sont à la tribune.
Chirac expose le beau katana que lui a récemment offert un champion sumo.
Raffarin montre le beau revolver que lui a offert Chirac pour qu'il en finisse avec ses raffarinades.
Quand Nicolas monte à la tribune, tous les membres de l'UMP se sauvent...
(c'était un rêve bien sûr...)
;-)
lh.
Vor sich hatten sie wohl ein asiatisches Schwert, wie es die Herren Samurai für ihre Selbsttötungen und die anderer benützen.
Dann war da auch noch eine Schusswaffe, auch sie lag auf einem Stuhl.
Wenn man nach draussen sah, waren da einige Studenten, die darauf warteten hereingebeten zu werden.
Es darf nicht verschwiegen werden, dass die Prüfer kurz vorher eine Videokassette konfisziert hatten. Sie war mit dem durchgestrichenen Schriftzug "Batle Roial" beschriftet.
Mais je n'ai pas de fée à mes cotés ni de lampe magique...
Je ne vous fais pas attendre davantage (j'ai manqué délibérément le coche à minuit puisqu'un délai supllémentaire m'avait été gentiment demandé) :
Philippe[s] voient ses scénarios produits pendant les 3 prochaines années. Ma préférence revient à celui du massacre au Vatican, à l'occasion du prochain conclave. Inscription dans le contemporain, irrévérence et violence : que des arguments vendeurs !
Il est suivi de près par Damien avec qui un savoureux duel s'était engagé tout au long de la journée. J'aime beaucoup le scénario Le Lay/Mougeotte et les actionnaires : drôlerie et finesse sont devenus les traits communs pour caractériser Damien.
Ludovic les talonne de près avec sa jolie fable naturaliste : le cinéma est dans la rue !
Mention spéciale à l'ovni de lo enfin : la palme de l'originalité lui revient. En plus, il s'inscrit complètement dans l'esprit "manga" du jeu. Idem pour Mister Brown. Bravo !
Je remercie aussi Phil à qui, par mail, j'enverrai les coordonnées de mon psy.
Je tiens à saluer encore la paradoxale non-participation de Sktns et Tlön; paradoxale car ils ont participé au jeu me direz-vous ?! Alors quoi ? Manque de compréhension de la consigne ? Ou philosophie de l'image plus radicale : l'image se décrit plus qu'elle n'écrit ? Voilà de quoi alimenter un nouveau débat...
Vous noterez que ce jeu a pris une dimension internationale, puisque même nos amis teutons nous le disputent.
Bien à vous !
Le genre : comédie sociale, située dans le nord. Façon "ressources humaines".
Gérard Livet est le patron d'une PME de soixante personnes, dernière représentante locale de l'industrie textile qui a fait les beaux jours de la région. Il ne se plaint pas, est décontracté dans sa chemise blanche, son café "slecta" à la main. Il sait que son entreprise a été déclarée en zone prioritaire par Bruxelles, et qu'il va éviter de payer des impôts dans les prochaines années. Raymond Beliveau, représentant FO de l'entreprise, n'est pas de cet avis, au moment de prendre la traditionnelle photo de début des négociations salariales annuelles. Il sait que celà va être dur, et que le chantage à la délocalisation n'est pas loin chez Livet, ce salaud de capitaliste.
Le film est un huis clos. La nagociation monte. Je ne spoilerai pas la fin, mais elle est tragique. Livet décroche le sabre japonais accroché au mur (sa femme nourrit une passion pour le japon); tandis que Beliveau sort son flingue. Après 2h30 de huis clos filmés en gros plan lumière naturelle (néons), la caméra symbolise la fuite des âmes en sortant par la fenêtre et en suivant un groupe d'ouvriers quittant l'usine, ignorants du drame qui vient de se nouer.
J'aime beaucoup le texte de lo/lh
Je sais, je suis allé un peu loin dans mes délires (mon psy va bien, je vous rassure Sandrine, merci pour lui), mais je cherchais avant tout l'humour, peut être pour rejoindre Kitano quelque part, on oublie souvent son humour...
Alors pour faire plus épuré, voici un ultime sursaut de mon cerveau malade :
Vous avez devant vous les 4 uniques plans du nouveau film de Sharunas Bartas. N'y cherchez aucun lien, aucun discours. Le film est évidemment sans dialogue. Mais accompagné par une partition originale de Scott Walker composée par 35 guitares électrique mono-corde.
Thierry Fremaux a refusé de faire participer le film à la séléction officielle du Festival de Cannes 2005. En effet, le film faisant 4h30, il ne pouvait concourrir...
Dommage car dans le dernier plan, on pouvait voir apparaître le petit chien de Léos Carax qui pissait sur un buisson...
- Tais toi et rame...
"Tais-toi et suce..."
impressionné par le synthétique directed by
content de vous plaire, philippe[s]
et définitivement conquis par contrechamp, je remercie les heureux hasards qui m'ont conduit sur vos routes -blame it on nina myers ;-)
lh.
[b]- Non ! Dégage, crevure ! T'as pas d'amis ?
[c]- Mais bien sûr, prenez donc un fauteuil... Et ne faites pas attention à mon collègue, il a passé une sale journée pour des raisons qu'il serait trop long d'évoquer ici.
[a]- Y a pas de mal... Hum, ce fauteuil semble pris, et c'est le seul qui reste. Bon, je pense que je vais m'asseoir par terre, la moquette semble propre. Tiens, est-ce à l'un de vous deux, ce pistolet ?
[b] - Ouais, c'est à moi, aboule ! J'l'ai fait tomber en tournant en rond, tout à l'heure.
[c]- Oui, mon ami vient d'avoir des échanges violents sur un forum de discussion au sujet d'un film. Après moult échanges d'insultes, il a fini, par défi, et parce qu'il est, dans le fond, très con, par donner cette adresse à tous les Internautes, avant de leur envoyer en masse des virus mortels réduisant leurs ordinateurs à de vulgaires canettes usagées. D'ailleurs, je pense que la clameur que l'on entend à la fenêtre, c'est la meute venue le lapider. Mais à ce propos, qui êtes-vous, mon jeune ami ?
[a]- Moi ? Une crevure...
Alors on a mal digéré le vernissage ou bien c'est la feuille d'impôt qui reste en travers de la gorge ?
Mais c'est un bon scénario.
C'est là la différence et le signe de l'élégance...
vers 1 : girafe.
vers 2 : cacahuètes.
vers 3 : laryngite.
vers 4 : chrysanthème.
A l'époque où j'apprenais l'existence de l'Oulipo, je me souviens que je ne m'étais guère illustré dans cet exercice, et que je m'en sortais mieux avec les lipogrammes...
Enfin, bref, je suis passe par la !
Izo
2 : Mr Kikuchyo, Yakusa comme il se doit, est sortit faire pipi. Rumeur à l'extérieur.
3 : Mr Corléone, lointain descendant de l'autre, est sorti en griller une sur le balcon du centre de formation. La rumeur enfle à l'extérieur
4 : dehors, il fait beau, plein de jeunes gens se rendent à une manif contre tout ce qui ne va pas. c'est le printemps !
A bientôt !!
Déçus par cet accueil et les mensonges du type de l'agence de voyages, les deux compères, qui ont se sont tirés avant le référendum en France, décide de fêter un double tour de coquin.
Bourrés à ne plus tenir debout, les deux compagnons se séparent, l'un parti en direction de Kabukicho, vivier à Indonésiennes pas chères, et l'autre vers Shibuya, histoire de voir de quoi le Japon est fait.
Le lendemain matin... réveil difficile. La vue sur le lac du parc de Ueno est jolie se disent-ils. Soudain, le frenchy fait remarquer à son compère qu'il y a un flingue sur le fauteuil à côté de la table du petit déj'. L'autre regardant du mauvais côté s'aperçoit alors qu'il y a aussi un sabre sur le fauteuil près de la fenêtre.
La porte s'ouvre... la tripotée de nippons qui entre dans la chambre ressemble à des Ichi the Killer en colère.
Je vous laisse deviner la suite.
Izo
PS : quand je pense que Kubrick s'est fait chier des années pour pondre Eyes Wide Shut, je me dis qu'il a dû passer plus de temps à dormir qu'à bosser !!
Peu de dialogues... parce qu'un Allemand, un Français et une horde de Japonais, sans compter les quelques petites Indonésiennes, qui parlent tous leur langue, c'est pas imaginable. Et j'ai des doutes en ce qui concerne le niveau d'anglais des Yakuza...
Izo
Bill croit beaucoup en son produit phare, le “Mikado de sabre”. Un jeu désopilant, à jouer les yeux bandés. Amusant et tranchant, il estime avoir ses chances sur le marché. Gontran, quant à lui, fait le pari de la roulette russe, certes, le produit n’est pas japonais, mais l’évolution de la société, lui fait espérer que son idée pourrait rencontrer un franc succès. D’après le premier buzz de sortie de cours, son jeu ferait déjà un malheur chez les victimes, qui plus est, l’amateur qui manquerait son coup à la roulette, pourrait toujours se rattraper au sabre pour finir en beauté, entre tradition et modernité. Bill et Gontran décident alors de passer un accord commercial, et de proposer un Kit “deux en un”.
Il est 14h30, une foule d’adolescents se presse pour une démonstration, on offre pour le lancement un essai gratuit de 3 jours. Satisfait ou remboursé, proclame la publicité.
Il précise qu'à l'origine ce sont des bandes déssinées en 4 parties dans les journeaux japonais, mais il lie cela avec la strucuture des quatrain chinois (si un spécialiste est présent, peut-il nous éclairer sur cette notion, merci). Il explique qu'il construit ses scénarios à partir de 4 ou 5 images marquantes, surtout pour la fin et qu'ensuite il remonte le fil de son histoire.
Ce petit livre est assez intéressant, je vous le conseille, pour 6 euros, c'est une belle leçon de cinéma à quatre voix (Kitano rencontre Akira Kurosawa, Shohei Imamura et Mathieu Kassovitz, ainsi qu'un universitaire Shiguéhiko Hasumi)
Une question plus dispensable : le vibro d'or sera-t-il atteint avant le prochain quizz ? (plus que 6 commentaires, faites vos jeux...)
JP et Steeve cohabitent dans la même pièce depuis quatre heures, sans échanger un regard, un sourire ou même un soupire. Ils poirautent tous deux les yeux rivés sur la poignée de la porte. Si l'un parle, il prend le risque d'être évincé du casting... et du métier. C’est la règle du jeu… et il en vaut la chandelle…
Tous deux s'impatient et trépignent, ils résistent à la chaleur de ses derniers jours, seule l'eau minérale offerte pour étancher leur soif, 30° sans clim’, leur permet d'échanger quelques regards. Jean-Pierre, le front perlé... adresse alors la parole à Steeve.
Jean-Pierre : qu'est-ce qu'on attend...?
Steeve : Je ne sais pas...
Jean-Pierre reste de marbre et ne pipe mot….
Steeve, exténué, à bout de souffle, interpelle Jean-Pierre d'un improbable « Chi-fou-mi »… ! (le fameux jeu de mains, les ciseaux coupent la feuille, la feuille couvre le puit, la pierre couvre la feuille etc. etc.)...
Jean-Pierre interloqué sort de derrière son dos son doigt levé au ciel et crie : SABRE !
Steeve, au même moment, dit à son tour : PISTOLET !
Dehors, la foule se presse, un homme vient de tomber du 24e étage... il souffle dernier mot... "Shifumi"...
Shifumi ?? dit alors la jeune Miyasaki...
Mais ce qu'il y a de formidable avec les blogs, c'est leur liberté de ton et leur capacité d'innovation, quand les revues ou les sites sont davantage cloisonnés, du fait d'une ligne éditoriale à laquelle il faut se tenir.
Merci en tout cas. J'espère que le plaisir que j'ai à tenir ce blog (c'est très ludique tout ça) est communicatif !
Un homme, que l'on ne voit pas, se tient face à ses anciens patrons. Il vient en effet de les informer de son projet de quitter definitivement l'entreprise et de maniere plus generale le monde des hommes. Apres tout Bruno Ganz dans "Les Ailes du desir" incarnait bien un ange qui devenait un homme. Notre sujet, quant à lui, s'est convaincu de faire chemin inverse. Cette initiative, devenir un ange, laisse de marbre l'un de ses bosses, qui se demande surement comment il a pu engager un tocard pareil. L'autre plus philosophe rie dans sa barbe, bien content de tenir là une histoire pour le prochain repas entre amis. Un troisieme fauteuil est vide. Son occupant est parti chercher un medecin avant que l'homme n'est fini d'etablir aupres de sa hierachie les details de son projet.
En quittant la piece l'homme deambule dans les bureaux du building. Sur un fauteuil il a la vision d'un sabre pose là dans le plus grand denument. Cette image lui rappel l'etape initiatique de la mort par laquelle il doit passer. C'est un phasme des films de sarbre echoue sur la route desormais bien difficile des actes. Il chasse cette idee de sa tete mais rien y fait. Maintenant c'est une arme à feu qu'il rencontre sur la moquette propre du service comptabilite. Ils se rappel alors les films de gangsters.
Notre homme ne se tuera pas, il n'en a jamais eu l'ntention. Il a juste voulu chercher un moyen de vivre autrement parce qu'il est faible. Il sort dans la rue. Il y a les rangers d'immeubles, les arbres alignes et les cols blancs tous habilles pareil. En respirant une grande bouffe d'air frais, il se demande encore comment echapper a tout ca. Faute d'etre en mesure de trouver, ce soir, il ira au cine. Il se dit qu'avec toutes les conneries qu'il a pu dire, il pourra compter sur un serieux conge maladi et assouvir chez lui devant sa tele et sa collection dvd, sa dependance au reve.
Cette réunion n'est pas officielle, elle ne les concerne que tout les deux.
J'étais leur photographe car je m'étais impliqué dans leur histoire.
Je vais vous raconter leur histoire.
Evidemment,leur secret est trop lourd.
Jack a commis un meutre horrible, alors qu'ils n'étaient encore que deux jeunes hommes partis au Japon pour conquérir le marché Nippon automobile, l'un d'eux a tué l'une des serveuses du bar qu'ils avaient l'habitude de fréquentrer, Henri son ami a découvert ce secret, mais a promis de ne rien révéler.
Nous voilà, 30 ans plus tard, ils ont réussis et désormais leur commerce sur l'import de produits japonais est fructueux.
Malheureusement pour eux ce secret le hante, trop lourd à garder, Henry se confie à son ami: sa conscience le travaille, il a des insomnies et repense à la fille qui viendrait le hanter chaque nuit, en lui demandant pourquoi il ne dit rien à la police.
Jack a aussi des regrets mais désire se préserver, il ne veut pas se livrer.
Henry le provoque en duel.
Le 27 mai 2006, à Yokohama, c'est ainsi qu'ils ont décidés de repartir au Japon se battre à l'endroit même où le corps est enterré.
le choix des armes est laissé à Jack.Celui-ci choisit le katana.
Jack a un avantage lors de ce duel du fait de se nombreuses années de fleuret et d'aikido.Il blesse mortellement son ami, qui succombera peu de temps après que Jack, qui pris de remors ne se suicide aux côtés de son ami, qui ne l'avait jamais trahi, même dans la mort.Jack avait sur lui une lettre qui expliquait les raisons de carnage et aussi il expliquait où était caché le corps de Naya, la serveuse à qui lui avait promis le mariage et qui attendait son enfant .
Ainsi, une cérémonie eut lieu peu de temsp après, en l'honneur de Henry, Jack et Naya dont les restes découverts ensevelis près d'une grotte, ont été retrouvés en même temps que la bague de fiancaille de Jack, offerte il y'a 30 ans de cela.
Le photographe demande aux deux hommes - Mr Le Chauve et Mr. Scorsese - de poser serieux pour la photo.
Le Photographe: Messieurs, c' est une photo pour la posterité.
Mr. Scorsese: je m' en fous de la posterité.
Mr. Le Chauve: Allez, soyons serieux.
Mr. Scorsese: Je m' en fous de la posterité.
Le Photographe: Vous allez mourir. C' est une photo pour vos petit-fils.
Mr. le Chauve: Nos petits-fils que ne sont pas encore nés.
Mr. Scorsese: Justement.
Mr Le Chauve: Ils voudront savoir a quoi se ressemblait leurs grand-père.
Mr Scorsese: Il faudra leur dire que c' était un homme joyeux.
Mr Le Chauve: Alors, on pose.
Le Photographe: Voilà, c' est très bien.
Mr. Scorsese: Moi, je prends le revolver.
Mr le Chauve: Je prends le le seppuku. Je mérite mourir lentement.
Mr. Scorsese: Oh, c' est bien parti.
2.
"Non. Je ne regrette pas de ce que j' ai fait. La révolution m' appelait. J' ai fait mon devoir. J' ai lutté pour un monde meilleur".
Mr. le chauve utilise son seppuku.
3.
"j' ai rien a declarer".
On entend le tir. Mais pas de cri.
4.
La ville et ses fantomes. Des funerailles, de la légende, l' éxistence ne s' arrête pas.
Le Photographe registre l' absence. Mais il y a une presence dans la vegetation, dans le concret, dans les vêtements.
Le Photographe est un artiste raté.