19/2/2006 Tout vrai regard est un désir
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Commentaires
Mais je trouve la réponse de Breillat très belle. On me sait pourtant pas complètement en phase avec sa filmographie. Néanmoins, je pense que les femmes réalisatrices, relativement à la sexualité et à sa représentation, ont plus à apporter en terme de regard.
choix parfait que cette photographie de rocco, sandrine -comme toujours
un livre est à paraître bientôt, une autobiographie de l'acteur surdimensionné -mais loin du cliché du hardeur porno, ne trouvez-vous pas (ou n'est-ce qu'un fantasme homosexuel?) que l'homme derrière la machine sexuelle (magnifiques plans du sexe de rocco chez breillat, je veux dire : l'organe en lui-même, en plus de sa taille, est magnifique) dégage une émotion évidente, paradoxale peut-être, une tendresse?
lh.
"Les beaux glands !" (Musset - poésie complète)
Je suis contente que la question soit chorale, relativement au pouvoir émotionnel suscité par l'organe de Sifredi. D'ailleurs, cramoisie, je laisse les autres contributeurs te répondre ! :-)
C'est vrai que le regard se distribue entre les deux instances mais le pouvoir revient à la femme, in fine, laquelle oppose son "corps honteux" à la virilité et à l'autorité de l'homme, jusqu'à les épuiser.
Willy,
Est-ce à dire que tu n'as jamais été regardé avec les yeux du désir ?
Le castré, pardon, le castor de Brokeback,
Vous vous laissâtes sans doute emporter par un fantasme littéraire ? Je dirais même que vous vous faîtes Musset. Dans quel poème trouve-t-on cette belle exclamation ?
Slothorp,
Je ne peux pas me faire l'avocate du diable, puisque je suis assez réservée moi-même sur la démarche. Mais ce "regard de la honte" définit bien le cinéma de Breillat, lui assignant par là-même ses limites, son point de rupture. J'ai le sentiment que lorsque la honte advient, quelque chose s'arrête forcément, qu'on est dans l'ordre de l'irreprésentable. Et Breillat s'acharnant à représenter voit son système tourner à vide.
C'est finalement une excellente réponse.
Sur sa réponse en particulier, j'ai un peu de difficulté: pour la comprendre, pour savoir sur quel registre elle se situe, il faudrait que j'entende la totalité de la conversation. la phrase pouvait rebondir sur quelque chose d'intérieur à la conversation, être une pure répartie, avoir un aspect allusif... ellerépond ça à Rosselini, aurait-elle dit la même chose à un autre ? et si oui, avec la mêmeintention ? Passer de l'oral à l'écrit, c'est difficile : il y a comme un changemnt d'application. Pas d'interopérabilité totale, sauf surexplication de contexte, de direction et d'intentions. Dans le sens inverse (script, théâtre), on met en scène. Devant la seule phrase écrite, on n'a pas la scène, ça fait de l'ombre.
Je pense que Dreyer aurait aussi pu faire cette réponse...
Quant à Rossellini : pas très élégant comme façon de rompre. Mais le "pauvre homme", choisir entre Magnani et Bergman, ça a quand même du être difficile(Quel lâche sur ce coup là).
J'ai l'impression que sur ce blog , il est souvent question de sexe(Cache bien leur jeu les intellos).
"A quoi rêvent les jeunes filles" - Musset
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Scène IV.
Ninette, restée seule; Flora.
Ninette
Où cours-tu donc, Flora? Mon Dieu! la belle chaîne!
Voyez donc! - les beaux glands! Qui t'a donné cela?
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J'aime plutot le cinema de breillat mais les interview bof.
pour d'autres cineastre que je ne citerais pas ici tout est dans l'oeuvre filmique et non dans l'ergotation.
Pour vous répondre vraiment. Je dirais que comme Carrie Bradshaw, "I'm not afraid to ask", en matière de sexe. Mais c'est le corps qui m'intéresse davantage depuis le début sur ce blog. Tous les états du corps : aimant, souffrant, désirant, mutant etc...
Le castor (quel atroce pseudo ! ),
Merci pour le chocolat !