20/10/2005 Tout montrer

Sebastian Benedict, Sandy Marks et John-Philip T.C (prononcer « Tissi ») devisent dans une soirée parisienne. Ils sont isolés dans une pièce d’où leur parvient la clameur d’une fête animée. Un jeune homme prend des photos à la lampe torche. Les invités posent. Jon-Philip parle russe, Sandy s’allume une cigarette fine et Sebastian finit sa vodka d’une traite.
SB : Alors Caché ?
JPTC : Bah, je ne l’ai pas trouvé ! (rires)
SM : Moi, non plus !
JPTC : « Je ne l’ai pas trouvé », elle est bonne, non ?
SB : Ouais ! J'avais envie de parler du film sur mon blog, avec ce titre : « Caché. Où ça ? ».
SM : Oui, c’est bien le problème. Il n’y a rien qui ne soit montré dans la bande !
SB: C’est juste, le mystère s’étiole très vite.
SM : Le visible est constamment exposé, surexposé.
JPTC : Et le climax est atteint avec le suicide de Bénichou.
SB : Il dit d’ailleurs à Auteuil, « je voulais que tu sois là pour voir ça ».
SM : … assignant par là même au spectateur sa place. Haneke dit au public, « je voulais que vous soyez là pour voir ça ».
JPTC : En même temps, ce n’est pas nouveau, dans sa filmographie, que de faire du spectateur l’otage de dispositifs forclos.
SB : Oui, mais à la limite, je trouvais Funny Games, où il y a le même procédé de rembobinage de l’image, plus honnête.
SM: Funny Games parvenait à être réellement anxiogène. La caméra de vidéo surveillance ne montre rien dans Caché. Je dirais même que c’est paradoxalement sa vocation. Elle objective le réel. Haneke est à la lisière : entre l’enregistrement morne du réel et sa subjectivisation. Pour autant, ça ne peut pas fonctionner bien longtemps comme agent dramatique.
JPTC : « Le visible est à nous, le caché est à Dieu » dit un proverbe arabe.
SM : Ah, tiens, justement un ami me disait que Haneke avait refusé d’aborder deux sujets de conversation en interview : Dieu et le sexe !
SB : Pas étonnant, son cinéma est très puritain, au fond.
SM : En fait, Haneke n’a pas compris que « ce qu’il y a de beau dans un mystère, c’est le secret qu’il contient et non la vérité qu’il cache ».
JPTC : le film s’échine à chercher la vérité, en effet.
SB : …au détriment du secret.
(Ce récit est purement fictif. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.)
Crédits : Michael Haneke, souriant, au Festival de Cannes 2005. Photo Moland.



Commentaires
l'écran noire qui interromp les dialogues dans Code Inconnu est presque ridicule (stratégie la plus bas de l'incommunicabilité). Fuuny Games est aussi incroyable... cette idée du spectateur comme "otage", c'est vraiment détestable chez Haneke.
"En fait, Haneke n’a pas compris que « ce qu’il y a de beau dans un mystère, c’est le secret qu’il contient et non la vérité qu’il cache »." - d'accord!
Cinéma puritain au risque de la transparence. Pour moi, pas une grande valeur...
Haneke est en France dramatiquement sous-estimé. Effet de mode, sans doute. Le condamner systématiquement parce qu'il "manipulerait" le spectateur et les images, c'est oublier que par essence, le cinéma est aussi – essentiellement ? – un art de la manipulation (Kubrick ou Hitchcock ne furent-ils pas de grandioses "manipulateurs" ?)
1/ "Caché" montre, certes, beaucoup, mais ne démontre rien. C'est sa grande force, et sans doute ce qui désoriente le plus les spectateurs aujourd'hui habitués à ce que l'on délivre toutes les clefs de ce qu'on leur donne à voir.
2/ "Caché" montre beaucoup, parce que le sujet-même du film, c'est l'irruption du refoulé, l'impossibilité de se cacher la vérité, ne serait-ce qu'à soi-même. Auteuil s'acharnera à maintenir la vérité hors de vue de ses proches et du monde entier, révélant par là-même son insondable lâcheté, sa brutale médiocrité, sa banale monstruosité.
3/ Le cinéma contemporain manque terriblement d'intelligence. Haneke est l'un des rares à s'interroger encore sur ce qu'est son art, et à fondre véritablement sa vision du monde dans sa mise en scène. Son dernier film est une grande oeuvre morale.
Et puis, avouez que faire surgir le refoulé avec un dispositif forclos, c'est plutôt balaise!
2/La belle affaire... Je préfère mille fois voir ce sujet traité par "Desperate Housewives", la plus grande série depuis les Sopranos.
3/Le cinéma contemporain (européen surtout) ne manque pas d'intelligence, il en a trop : surtout pas d'intelligence dans l'oeuvre, celle-ci est dans l'ordre du méta. Au reste, Haneke est quand même assez primaire, je trouve son intelligence toute relative (ses films sont assez bêtes, à l'exception de "La Pianiste", ce qu'il a fait de meilleur). Grande oeuvre morale ? Allons bon, je trouve le procédé d'indifférenciation de l'image presqu'aussi dégueulasse, au fond, que le rembobinage forcé de "Funny Games" (pour reprendre les mots exacts prononcés lors de cette soirée) : à mon avis, c'est là que doit se situer le débat : la question du point de vue devient ici affaire de petit malin, de suspense à deux balles ; aussi, Haneke n'a rien d'un "grand" manipulateur, ce qu'était Hitchcock (et non pas Kubrick, grand - et parfois petit - cinéaste de la simplicité et du visible). Il adopte du début à la fin le point de vue de la vidéosurvaillance, celui d'un flic tapi dans l'ombre, ou d'un curé qui somme son personnage de se confesser (au moins à l'endroit du spectateur). Enfin, pour reprendre le mot de Biette à l'endroit de ce que vous appelez des "moyens purement cinématographiques", je parlerais plutôt de "cinéma filmé".
Quant à SB, qui faisait croire aux autres qu'il buvait de la vodka alors que c'était de l'eau, et bien ... Il s'est vraiment marré!
Ensuite, on reproche souvent à Haneke d’être « trop intelligent » (sic) et pas assez sensible. Outre que je vois mal pour quelle étrange raison on lui reprocherait de ne pas céder à l’émotion alors qu’il ne cherche absolument pas à l’atteindre, je considère que le sujet principal de “Caché” est justement la totale inaptitude de son personne principal (et de sa femme : se souvenir de son absence totale de compassion quand elle apprend qu’un homme s’est suicidé devant son mari) à ressentir le moindre soupçon d’empathie.
Pour tout dire, on reproche sans doute à Haneke ce qu’on reproche à Houellebecq : nous tendre un miroir dans lequel nous n’aimons pas nous reconnaître.
Quant à la phrase de Biette, elle est fort pratique : comme elle ne veut pas dire grand-chose, on peut la mettre à toutes les sauces et l’appliquer à tous les films.
"Elle objective le réel. Haneke est à la lisière : entre l’enregistrement morne du réel et sa subjectivisation. Pour autant, ça ne peut pas fonctionner bien longtemps comme agent dramatique."
Utilisation de l'imparfait, de conjonctions complexes, et concepts à plusieurs degrés (subjectivisation), waow. Personnellement, je n'y arrive pas en parlant. Par écrit, je ne dis pas.
Ahaha.
Enfin bon, c'est quand ce quizz ?
Toutes les pistes que vous donnez sont bien dans le film, et clairement données par lui. Elles ne sont pas exclusives et sont assez "bateau". Bref, ça ne pisse pas très loin, au sens où le film se limite finalement à son discours, sans jamais être transcendé par sa mise en scène.
"Il adopte du début à la fin le point de vue de la vidéosurvaillance, celui d'un flic tapi dans l'ombre..."
d'accord, et un petit plus: le dispositif de Hanecke parfois me parait une sorte de "gas chamber" (il y a une scène avec Binoche dans "Code Inconnu" très auto-explicatif). Pas la manipulation des émotions de masse, mais l'ésthetique de l'otage. L'idée de régurgiter une realité profonde (caché?), c'ést très moraliste, au bout des comptes. L'effet cherché n'est que le renforcement d'un refoulement generalisé (le sexe, la violence, les affects...). Pas de positivité à la salle de cinéma: il croit à l'impuissance totale du spectateur.
je pense aussi - sans oublier leurs différences! - à Gaspar Noé, Sérgio Bianchi ici au Brésil... Chez Bergman même, je n'aime pas la maison des poupées asphyxiée (Cries and Whispers, p. ex.). mais c'est une autre histoire...
Ensuite, on peut ne pas adhérer à la vision des deux MH (l'écrivain, le cinéaste, qui en effet se rejoignent sur bien des points - l'autocomplaisance en moi chez Haneke me semble-t-il), mais il me paraît quand même difficile, voire gratuit, de nier qu'on a dans les deux cas affaire à un travail formel (cinématographique, littéraire) cohérent, singulier, et, peut-être ?, salutaire.
Mes salutations distinguées à Mlle Sandrine dont je reste un lecteur fidèle et assidu.
(Non, non, ce n'est pas un lapsus révélateur.)
Après plusieurs vodkas, je serais même capable de parler couramment latin, sans commettre le moindre erreur de déclinaisons ! :-) Le quizz aura lieu la semaine prochaine, période plus calme pour moi professionnellement. Ca a été un vrai tunnel ces deux dernières semaines. Pour preuve, la gestion chaotique de ce blog. J'y remédie.
M. Kaplan et consorts,
Joli lapsus, en effet ! :-)
Je vous ai tous lu avec intérêt et mes positions sont connues : elles rejoignent celles de Sébastien.
Il ne faut cependant pas tout confondre. Haneke est bien un moraliste, dans le sens où il s'attache à la critique de ses contemporains et de la société où l'on vit. Nulle connotation. La Bruyère est, par exemple, un moraliste.
Mais Caché me gêne car il y a un déplacement notable : on passe de l'oeuvre d'un moraliste à une oeuvre moralisatrice, dénuée d'affects. A chaque fois que je vois un film d'Haneke, je me sens jugée par le film, expérience qui, au final, ne produit rien.
pas vu le Hanecke sinon...mais la bande annonce fait très "dossier de l'écran"...
Dans Caché, qui est effectivement un film sur la France et les français, je ne vois pas de dénonciation ou de critique de la Guerre d'Algérie et ses conséquences, ni même de la lacheté de Daniel Auteuil. Comme dans Funny Games, Code inconnu (ratage passionnant) et Le Temps du loup (je mets de côté La Pianiste, pour lequel Haneke se chabrolisait dans le but de connaître enfin un succès public et continuer à tourner en France), dans chacun de ces films les personnages adoptent des comportements, parfois ignobles, d'autodéfense et de préservation de leurs acquis. C'est une vision lucide des comportements dits civilisés. En quoi est-ce moralisateur?
Faire de tout une affaire de morale continue d'emprisonner la kritik dans les limites étroites de dogmes archaïques, et reste le meilleur moyen de passer à côté des films.
quant à larry clark, phénomène critique portée aux nues par certains des Cahiers, c'est une autre histoire (et ce fanatisme-là est aussi fort, que votre mépris, exacerbé, depuis longtemps, envers les derniers Haneke)...
Dr No,
Je ne suis pas d'accord avec votre diagnostic. Caché, tout comme Code Inconnu, renvoie dos à dos personnages et spectateurs. Par ricochets, je suis ramenée à ma propre culpabilité, à ma lâcheté, miroir peu flatteur tendu à bout de bras par Haneke, qui vise en permanence à faire vaciller le socle par trop confortable du "quant à soi" spectatoriel. C'est le point d'orgue de son cinéma. En cela, j'ai le sentiment qu'il nous fait la leçon, en somme, que son cinéma est moralisateur. Seulement, je ne m'identifie pas aux petits bourgeois qui peuplent sa filmo. Ils n'ont d'ailleurs aucune chance ces personnages : ils osnt d'emblée détestables. Je précise que l'adjectif "moralisateur", n'a rien à voir avec la question de la morale au cinéma, qui, effectivement agite la pensée critique, la sclérose aussi parfois, vous avez raison. En fait, cette question de morale au cinéma a affaire avec l'éthique et l'esthétique, quand l'adjectif "moralisateur" s'attache au propos, à une forme d'idéologie en oeuvre. Il y a un paradoxe dans la démarche de Haneke, un hiatus qui me gêne profondément. C'est un cinéma bourgeois qui entend dynamiter son propre point d'ancrage fictionnel, mais qui finalement, en reste au constat.
Au moment où une loi en France est passée pour que les manuels scolaires d'histoire reconnaissent l'apport positif de la colonisation, le traitement de la question de l'Algérie - une belle honte nationale parmi d'autres- m'intéressait d'autant plus.
Mais, je réitère, Haneke se borne au constat. Voilà pourquoi, et je réponds ici à Gilles, j'affirme que "ça ne produit rien", tant les dispositifs en circuits fermés du cinéaste restreignent la portée du discours. La place que m'assigne Haneke - "toi aussi, tu es coupable"- est limitée. Sur cette question de la responsabilité, je préfère nettement relire Blanchot.
Et à l'occasion, je serais curieuse que le Dr No développe l'idée de "ratage passionnant" à propos de Code Inconnu....
L'intrigue familiale et bourgeoise aux prises avec la grande Histoire, c'est un peu foireux, non ??? (courte vue en tout cas). De l'histoire avec une "petite hache" en somme, ou un grand rasoir bien tranchant plutôt... Un exercice de laborantin davantage qu'une leçon de cinéma.
Bise
E.C.
Code inconnu, ratage parce que le portrait de la société française fait par Haneke aboutit à un constat (toujours rien de moralisateur, donc) d'une incroyable naïveté sur un peuple qu'il connait encore mal, sombrant même dans le ridicule en établissant un parallèle entre l'impossibilité d'entrer dans un immeuble parisien dont on ne possède pas le code et celle de communiquer lorsqu'on ne maitrise pas le "code de l'autre".
Code inconnu, passionnant dans ce qu'il a, pour vous reprendre, affaire avec l'éthique et l'esthétique, étant uniquement constitué de plans-séquences, jusque dans la séquence très montée de la piscine, qui se révèle projettée sur un écran lui-même filmé du point de vue du personnage et, donc, un plan-séquence.
La question de la morale au cinéma empêche la critique d'y voir clair parce qu'elle est aveuglante comme toute idéologie et, par ce caractère idéologique, assigne au travail critique un objectif moralisateur. Trop souvent, le kritik se sent le devoir de partir en Coisades.
Hasard très bien orchestré ( à l'époque il y avait aussi K Kieslowski pour ce côté hasard qui n'en était pas véritablement ), avec cette désagréable impression d'un cinéaste qui ne fait pas les choses avec : son sujet, les spectateurs, les acteurs...
Personnellement, pour aller rapidement, c'est un cinéma que je n'aime pas.
Votre phrase ( est-elle de vous ? ) me touche, dans un monde dominé par la connaissance, la communication, la lisibilité du langage au détriment du sensible, du mystère et de l'opacité des choses...
Je pense que derrière cette phrase il y a plus que tout celà, mais il s'agit déjà là d'une position morale et esthétique essentielle à mes yeux
J'espère ne pas avoir trop déformé votre pensée...
Haneke ou le refus de la psychologie ? Je ne peux te rejoindre sur ce point car dans Caché, toutes les actions des protagonistes sont motivées par la vengeance, la jalousie, la mauvaise conscience, la culpabilité et que sais-je encore ! C'est même on ne peut plus limpide, voire simpliste par endroits.
J'aime assez ce que dit Esther (ne lui confiez rien, tout sera retenu contre vous !), qui parle d'un exercice de laborantin. Haneke en effet plonge ses personnages dans un milieu donné et observe ensuite les modifications apportées à ce même milieu.
La psychologie, puisqu'il y en a bien une à l'oeuvre ici, est certes restreinte, ce qui te fait dire sans doute qu'elle est absente. La caractérisation des personnages est très sommaire (les bourgeois ont un bel écran plat qui trône au milieu du salon, l'algérien, une pauvre penderie de toile). Ca ne fait pas des personnages, mais des stéréotypes.
Philippe,
Merci pour vos mots qui ne trahissent guère ma pensée mais la commente fort bien, au contraire. Vous me donnez l'occasion de signaler que la phrase en exergue n'est guère de moi, mais de Eric Emmanuel Schmitt.
Ah, ces kritik ! :-)
Ce seraient des stéréotypes ? Peut-être, mais personnellement ça ne me choque pas. J'aurais sans doute été plus gêné que la penderie du type dont on a gâché la vie soit luxueuse, et que l'animateur d'une émission télévisée vive dans un réduit de quinze mètres carrés.
De plus en plus de films ne présentent plus que des personnages gentils, souvent médiocres mais malgré tout attachants "quelque part", et à qui "on laisse toujours leur chance" (voir "Je ne suis pas là pour être aimé", d'une molesse qui ferait passer un épisode de Derrick pour un film d'Oliver Stone). Genre : ah oui, bon, il est riche, huissier, il fait toujours la gueule, mais quand même derrière cette rude écorce il y a un coeur qui bat. C'est à la mode aujourd'hui : le plus infâme salaud doit avoir en lui une beauté cachée. Il ne faut pas le juger, ou porter un regard un tant soit peu sévère sur sa mesquinerie, sa couardise, ses compromissions - non, non surtout pas !
Trop facile. Trop facile de confondre indulgence et complaisance - humanisme et tiédeur.
Dans ce brouet consensuel, "Caché" surnage, forcément, et dérange. Parce qu'il est porteur d'une vision nette et tranchée du monde contemporain. Parce qu'il dit que certaines personnes sont médiocres et lâches. Parce qu'il montre que des vies entières sont fondées sur des faux-semblants. Parce qu'il part de réalités sociales : il y a des bourgeois, et il y a des pauvres, et tout comme il y a cent, deux cent ou trois cent ans les bourgeois ont peur des pauvres, et seraient capables de tout pour conserver leur richesse, leur statut, et surtout leur apparence de respectabilité, car elle est au fondement-même de leur identité.
Parce que c'est un film politique, tout simplement.
Mais nos vues sont inconciliables décidément. Je trouve la portée politique fort restreinte. :-)
La preuve, ici :http://findepartie.hautetfort.com/archive/2005/11/02/cache-–-les-faux-semblants-de-michael-haneke.html
Finalement, comme nombre de critiques, vous oubliez ce qui, dans un film, est spécifiquement cinématographique, pour ne vous attacher qu'à des éléments de scénario...
http://findepartie.hautetfort.com/archive/2005/11/02/cache-–-les-faux-semblants-de-michael-haneke.html
"Tout ce que vous verrez ici est entièrement vrai", effet d'annonce de certaines fictions éprises de spectaculaire.
J'ai envie de dire, par ricochets, "tout ce que vous avez lu ici est entièrement vrai" ! La réaction de JPTC en signe l'aveu ! Déjà, il existe. Ensuite, il écrit. Enfin, il insinue. Et quand bien même, la vodka m'aurait conduit à fantasmer ce dialogue, ne dit-on pas "in vino veritas" ?
Bien à vous.
PS : votre russe est impeccable.