18/9/2005 Et alors, à la fin ?
Bonjour,
Ce texte a déménagé ! Vous pouvez désormais le lire à cette adresse.
A bientôt sur Contrechamp Media
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Commentaires
Et chez, toi ? Ca va bientôt s'écrire ce livre ? :-)
La critique que l'on pourrait faire c'est qu'au fond c'est toujours la même personne qui parle et qu'il n'y a pas de personage.
Ceci dit, vous, c'était bien. L'idéal serait peut être d'avoir une véritable conversation à deux et d'en tirer un article unique. Il y aurait une véritable confrontation et ce serait sans doute plus difficile à faire.
J'ai cette adresse avec plein de textes de Skorecki, si vous ne la connaissiez pas :
http://www.20six.fr/zohiloff/archive/2005/05/
Héritier de Daney, en plus flemmard, ce Skorecki ! On aime ou pas (là, il y a vraiment 2 écoles). Je ne parlerais pas de "provocation" mais plutôt de "désinvolture". On peut s'offusquer. Mais le cinéma, tout cela, ça n'a aucune importance, n'est-ce pas ?
Parler avec les images .... et chercher le secret. Inlassablement.
Je n’aurais pas dit que c’est un truc de fainéant mais en revanche que c’est peut-être plus facile qu’un texte analytique en ce sens où, sous couvert de fiction, on peut dire (ou faire dire aux personnages si on ne garde pas le « je » mais c’est pareil) des choses sans forcement les argumenter rationnellement, on peut pousser des idées « plus loin » alors que dans une forme non-fictionnelle on s’arrêterait au stade du raisonnable/démontrable, autrement dit on peut un peu délirer alors que l’analyse doit se montrer rigoureuse. C’est là que réside l’intérêt de l’entreprise pour moi (exprimer des intuitions même si on n’est pas sûr ou si on ne sait pas en démontrer la justesse donc une forme d’expérimentation en fait) ; l’autre intérêt étant peut-être de mélanger idées/théorie et vécu.
Et j’en viens à ce qui me semble moins bien dans certaines « conversations secrètes » (mais pas toutes) : c’est que vos personnages s’expriment comme dans vos textes d’analyse. Bon je sais que c’est très subjectif. C’est aussi banal de dire qu’on ne s’exprime pas à l’oral comme à l’écrit (c’est aussi une question de milieux, de circonstances, de personnalités…). Je ne veux pas dire non plus qu’à l’oral on parlerait forcement « plus mal » mais peut-être d’une façon plus vive. Par exemple on a tous des tics de langage, des trucs sur lesquels on aime revenir, on peut aussi chercher ses mots, être approximatif parfois alors qu’à l’écrit on corrige tout çà …. je trouve vos personnages trop littéraires dans leur expression (c’est aussi affaire de goûts et d’autres penseront différemment).
(Vous-même, si vous aviez eu cette conversation à l’Etrange Festival, avec Moland par ex, çà se serait passé comme çà ? …)
C'est rigolo que vous mentionnez Moland à l'Etrange Festival, car c'est bien avec lui que j'ai eu cette conversation (le début est en tout point fidèle).
Donc, voilà un point éclairci : ces "conversations secrètes" sont un mélange de théorie/fiction/vécu, et ce, à chaque fois.
Trop littéraire ? Oui, je m'en rends compte. Mais j'aime bien la distance que ça induit, comme dans ces films que l'on dit trop écrits.