10/6/2004 Notre musique : accords majeurs
Bonjour,
Ce texte a déménagé ! Vous pouvez désormais le lire à l'adresse suivante :
http://contrechamp-media.com/notre-musique-accords-majeurs/
A bientôt sur Contrechamp Media
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Commentaires
« travail de mise à l'écart », « se débarrasser de l'imagerie… pour atteindre à une forme de vérité que la société exige. » Gloups ! Késsek'ça ?
Le travail de mise à l'écart ? Simplement se méfier de l'image (ces philosophes sont si abscons !) pour atteindre à la vérité historique.
Ca s'éclaircit ? J'ai fait une synthèse un peu trop synthétique, sans doute ? :-)
Je me fais l'avocate du diable en reprécisant les propos de Mondzain, avec lesquels on ne peut pas être en total désaccord.
Lorsqu'elle parle de la "séduction des images" dont il faut se départir dans un souci d'approcher la vérité, elle ne fait rien d 'autre que de parler d'éthique et d'esthétique.
Elle s'appuyait ici notamment sur l'exemple du film de Benigni, La Vie est Belle, et "ses vignettes émouvantes" attractives pour le spectateur. D'où le travail nécessaire de "mise à l'écart".
Là où en revanche, je ne suis pas d'accord avec elle, c'est lorsqu'elle affirme de manière péremptoire que la société est naturellement attirée par ses "vignettes émouvantes". Elle condamne aussi au passage l'émotion.
C'est très discutable.
la rhétorique intellectuelle peut-être à ses heures très redoutable aussi, la "Pensée" n'est jamais à l'abri du faux et de l'ignominie...et elle n'est pas toujours débusquable...
c'est pour cela que je me méfie d'elle comme de la peste, elle pense que la "chose intellectuelle" en soit suffit à se prévenir de tous les mots...
--Orson Welles
(C'est presque convenable. Peut-être.)jr
Je suis heureuse que tu trouves le film de Godard magnifique. J'ai absolument tout fait pour éviter de le voir à Cannes car j'étais restéee sur Eloge de l'Amour qui m'avait agacée au plus haut point. Les propos réac de Godard sur le cinéma américain commençaient à tourner au système.
Et puis là, lumineux, Notre Musique, dans la continuité de For Ever Mozart que j'adore. On y retrouve le motif du livre, comme arme contre la barbarie.
C'est pourquoi , je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi sur le final "caricatural" du film.
Tu fais référence à la jeune russe d'origine juive dont on nous rapporte l'assassinat dans un cinéma car on pensait qu'elle avait une bombe dans son sac, alors que ce dernier ne contenait que des livres ?
Je trouve ça très cohérent dans la mesure où la circulation du livre permet la circulation de la parole humaniste, arme contre l'obscurantisme.
Ce que Godard veut dire par là , et c'est très pessimiste, c'est que la civilisation (matérialisée par le livre) ne résiste pas face à l'obscurantisme ou à la guerre.
La mort d'Olga, rapportée froidement, évoque celle des terroristes tchétchènes. Je trouve ce final très émouvant au contraire. Un brin naïf, je te l'accorde, du fait de sa lumineuse simplicité.
Mondzain et Godard réconciliés ? Tous deux pensent d'après toi que c'est l'image qui fonde la mémoire ? Oui. Mais de quelles images parlons-nous ? J'ai encore besoin d'y réfléchir. Et surtout, de revoir le film. C'était des premières impressions émues au sortir de la salle...
Very nice quotation from the Master/monster Orson Welles. There is no more contradiction. Willy found out how to reconciliate text and images ! And don't worry : c'était très convenable !
Nice to hear from you. You're so welcome on this blog. Love.