04/7/2004 Alan Clarke

De gauche à droite, The Firm (1988) et Scum (1977) d'Alan Clarke.
A ne pas manquer cette semaine, au Forum des Images, dans le cadre des rencontres internationales de cinéma à Paris, quelques raretés signées Alan Clarke, le réalisateur anglais, auteur du premier Elephant (1989), film qui a influencé Gus Van Sant.
Elephant est présenté le mardi 6 juillet, à 21h15 ou le vendredi 9 juillet à 21h45 (entrée libre). C'est un incontournable. Le film donne une impression de circuit fermé jusqu'à l'asphyxie. Des citoyens se mettent, sans raison apparente, à s'entretuer. Le dispositif implacable et funeste (voire le système ) installé par Clarke est redoutable d'efficacité.
The Firm, avec Gary Oldman et qui se passe dans le milieu ultra violent des hooligans, est projeté le mardi 6 juillet, à 14h (entrée libre).
Enfin, il sera possible aussi de voir Scum, film très réaliste sur les maisons de correction et qui a été censuré pendant près de 15 ans. Projection le mardi 6 juillet à 21h15 ou le vendredi 9 juillet, à 21h45.
A découvrir aussi, Road et Made in Britain, avec un Tim Roth tranfiguré.



Commentaires
Il n'empêche, le propos de Christine évoque davantage Kids.
Mais pas du tout ! Chaque lieu reprend l'endroit réel d'une série d'assassinats commis par l'IRA dans les années 80...!
Le propos ou les thématiques : une famille middle class, avec une gamine de 12 ans qui se shoote. Visage d'ange et ange de la mort qui va de maison en maison se faire des fix avec ses petits camarades de classe. L'aveuglement des parents. Si ce ne sont pas les thématiques de Larry Clarke, alors je m'effondre !
Je crois que ces réalisateurs ont été influencés à part égale. Tu t'ennuies le dimanche ? Viens boire un thé si tu veux.
(PS : c'est le dernier film de Clarke pour la BBC - tous ces crimes ont largemant été passés sous silence par la télévision de l'époque. Tu imagines la "bombe" qu'a pu représenter le film de Clarke, qui enchaîne implacablement chacun de ces meurtres ?)
Le thé vert ou earl grey, bitch ?
Je suis allée voir illico ton excellent billet qui avait échappé à ma vigilance pour cause de festival de Cannes. Je rajouterai un lien ce soir.
Effectivement, la virginité du regard peut être féconde, surtout en pareil cas : l'impact de la réception est d'autant plus fort et l'expérience spectatorielle intense.
Les intentions du réalisateur, une fois connues, ne servent qu'à nourrir une analyse politique plus fouillée. Mais la thèse est de toute façon largement servie par la mise en scène. Cette boucle funeste évoque un système qui tourne à vide. Chaque plan est politique.
si tu es un fan absolu de A.C alors tu peux acheter le coffret a 100Euros dans lequel tu as christine, scum, the Firm, Elephant...
Sinon il faut aller a Londres...pas trop le choix.