05/6/2007 Un mythe part en fumée.
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Ce texte a déménagé ! Vous pouvez désormais le lire à cette adresse.
A bientôt sur Contrechamp Media

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Commentaires
Moi non plus je n'ai pas vu control, mais à l'inverse le dernier plan de la vie des autres est magnifique (surtout maintenant que je sais que c'est en partiel'histoire d' Ulriche Mühe) d'humanité (puisqu'il est dit que c'est à la fois une histoire pour les autres - le livre- mais aussi totalement individuelle- non c'est pour moi- ce qui est confirmé par le regard "lumineux de profondeur"de l'acteur).
Ah, ce dernier plan de Breaking the Waves et plus globalement la mystique de bazar de Lars Von Trier ! Je te rejoins complètement. Dancer in the Dark était d'une laideur sans nom.
Catherine,
Daney parlait de l'ouverture des films dans Persévérance. Il comptait les plans et savait très rapidement (au bout de 20) si le film allait être bon ou non. Ca peut paraître présomptueux mais pas tant que cela au fond. Cependant, je suis convaincue qu'un dernier plan peut aussi sauver un film.
Mais par un curieux phénomène, je ne m'en rappelle quasiment jamais (ou alors, je dois le noter immédiatement). De sorte que le film est toujours à "recommencer "pour moi. Sa matière devient inépuisable. Je revois en moyenne les films 3 fois.
Rares sont les fins dont je me souviens durablement. Quelques exceptions notables : la bouleversante scène finale des Gens de Dublin de Huston (la confession dans l'escalier), le travelling arrière sur la highway dans Electra Glide in Blue, la chute du clocher dans Vertigo.
Sinon, je ne me souviens pas bien du tout dernier plan de La Vie des Autres (un film de scénario essentiellement). S'agit-il du plan sur l'écrivain dans la voiture ?
Je serais curieuse de savoir, ô contributeurs, quelles fins vous ont marqué au cinéma ou si, comme moi, vous souffrez d'un Alzheimer précoce...
"Construite de grosses ficelles" , tu as osé !
Le suicide n'est pas représenté frontalement. On entend le corps chuter, ce qui nuance tout de même cette fin, il est vrai, problématique. Je suis moins virulente que toi, mais corrobore néanmoins les propos que tu avais tenus à Cannes. D'ailleurs, ce billet t'est dédié, en spécialiste que tu es du groupe Joy Division. En revanche, la prochaine note que je suis en train de préparer devrait fortement te déplaire...
Sinon, comme derniers plans marquants, sans réfléchir : Shining, La planète des singes, Citizen Kane, Profession reporter...
Vivre sa vie de Godard
Jeanne Dielman de Chantal Ackerman
C'est vrai que l'on sait très rapidemment si un film est interessant ou non mais le dernier plan peut non pas rattraper le film mais l'embellir.
Pour ceux qui aiment aussi la lecture j'ai un vrai coup de coeur pour microfictions.
C'est dommage que tu n'aies pas apposé ton commentaire sous la note relative à Klotz, car tes impressions rencontrent à l'exacte les miennes, ce qui, je l'avoue, me surprend.
Damien,
Tu triches. Quels sont les tout derniers plans des films que tu énumères ? Ca me fait penser que j'ai oublié de citer le dernier plan magnifique de Macadam à deux voies, avec cette pellicule qui prend feu...
Catherine,
J'en suis encore à Diderot et avoue ma totale déconnexion avec l'actualité littéraire (à quelques exceptions près tout de même). De qui est Microfictions ?
Tlön,
Grâce à toi, j'ai revu le film de Mizoguchi. Pour cela et le reste, je te remercie.
Comment, vous parleriez à propos de Dexter de Bret Eston Ellis sans l'avoir lu ( que j'ai découvert grâce à vous et un ami)? Vous êtes restée à Diderot, mais seriez passée à côté d'Ishiguro(très belle adaptation au cinéma des vestiges du jour), Kawabata, Coetzee, Sepulveda, ALbert Cossery, John Fante, Auster, Mankell et tous les autres ?? Je n'ose l'imaginer.
Et le Clézio aussi à la trappe? il vient de sortir Balaciner sur le cinéma et vous ne vous sentez pas concernée?. Je ne l'ai pas lu sauf la très belle préface de Gilles Jacob sur Gide.
Bref, Microfictions est de Jérôme Jauffret. Ce sont de toutes petites nouvelles d'une page et demi (500 en tout) très noires, sur l'état de notre société. Ce pourrait être un blog.
J'espère que vous aviez compris que j'étais aussi dans la provocation...
Catherine disait cela pour aller vite car lorsque j'avais parlé de Dexter sur mon blog, j'avais sûrement évoqué Ellis, auquel on pense immanquablement. Maintenant, je pense que Catherine est suffisammemnt lettrée pour ne pas avoir amalgamé et la série et l'auteur américain le plus flippant de sa génération.
Ca me donne l'occasion de signaler que Dexter passe en ce moment sur Canal + et que la série souffre sans souci une 2è vision.
Sinon, avez-vous remarqué que le dernier plan de "Tigre et Dragon" peut se lire presque exactement comme l'envers positif de celui de "Mauvais sang" ?
Quant au film de Godard, forcément, je vous rejoins. Bouleversante Karina. C'est curieux, ces deux films évoquent la prostitution féminine. Vous y voyez un lien esthétique par ailleurs ?
En tout cas, à cause de vous, Nikita est en larmes depuis des jours ! Je vais aller regarder ces deux fins (Tigre et Dragon et Mauvais sang) mais je ne vous cache pas que ça me paraît très hasardeux sur le papier. Ca a le mérite de piquer là encore ma curiosité.
Nikita,
On est habitué sur ce blog à digresser largement, aussi revenons à Dexter. Je ne vois pas en quoi la série entretient des correspondances avec la filmo de Schumacher, parangon de l'idéologie républicaine. Au contraire, elle se situe par-delà la morale... On est du côté du mal et non de la loi.
Il n'est pas anodin que la première victime de Dexter soit un méchant homopédophile assassin, soit le comble du criminel aux yeux de la société pour lequel même nombre de réfractaires à la peine de mort sont tout disposés à faire une exception
Tout au long de la série, nous adoptons le point de vue de Dexter qui explique si bien que grâce à son père, ses actes servent une cause juste
Mieux, les autres personnages s'y mettent aussi et sont tout aussi absous - je pense en particulier au flic qui descend un ancien milicien haïtien ...
Le comble est atteint au cours de l'épisode avec les immigrés cubains, lorsque l'enfant, encore évidemment, témoin dresse le portrait de Dexter aux services de police (pour rappel, cela donne Jésus Christ)
Bref, contrairement à ce que j'ai pu lire dans des articles hypocrites, Dexter sert bien la cause de la justice personnelle comme la plupart des films de Shcumacher ... un soutien démocrate depuis des années
Nikita,
Je ne savais pas que Schumacher avait rallié le rang des démocrates !
En tout cas, merci d'avoir pris le temps d'étayer ton propos mais ce qui se joue dans Dexter me paraît nettement plus compliqué, pour ne pas dire plus vicieux.
Dexter assassine moins par souci d'auto-justice que pour assouvir ses pulsions meurtrières. C'est le moyen pour lui de les canaliser, d'être hors-la-loi tout en donnant l'illusion de lui appartenir. Il ne se fait pas justice car les crapules qu'ils liquident lui sont indifférentes. Il est dépourvu d'émotions et son geste n'est pas même motivé par la vengeance. Le personnage du flic est très intéressant. Il est, d'une certaine façon, l'envers du héros et le seul à le voir tel qu'il est (un monstre). Il a lui-même une part obscure. D'ailleurs, quand il élimine l'Haïtien, il devient suspect aux yeux de ses supérieurs et le doute continue à planer sur lui.
J'adore le cliffhanger qui promet une confrontation dans la saison 2 entre ces deux forces opposées mais néanmoins complémentaires.
Dexter : volontiers, tu as quel âge ?
Sandrine : Schumacher a toujours été un soutien des démocrates, il est d'ailleurs persuadé de faire des films de gauche (en italiques). Quand à Dexter, celui de la saison 1, pas celui qui me désire ardemment ci-dessus, certes il ne rend pas la justice dans son esprit, se limitant à assouvir ses pulsions, mais il n'en demeure pas moins qu'il est présenté comme tel ce qui à mes yeux est encore pire
Pour le lien esthétique entre les deux films sur la prostitution féminine, on retrouve l'importance donnée excessivement à tout ce qui précède et suit l'acte en lui-même, avec des inserts sur les mains et les visages, avec des silences appuyés, qui soulignent à la fois la gravité de ce qui a lieu et le détachement affectif....Bref ce n'est pas le Blier dernière mouture.
Quant au crime final, il ne survient pas véritablement au cours d'une progression dramatique dont il serait le paroxysme, mais plutôt comme un événement de trop, qui éteint tout.
Ceci vous aidera sans aucun doute. Fumée noire, fumée blanche ... :
http://youtube.com/watch?v=hEqiDAKGvzY
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