28/5/2006 Palme d'Or - Le petit vent de Ken Loach
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Commentaires
La seule question qui mérite une réponse est donc la suivante : sexuellement, comment c'était ?
Heureusement, à l'écran, la baise était garantie (Shortbus, Red Road, Les Anges exterminateurs etc..).
Je ne suis pas d'accord avec votre vision du film de Ken Loach qui pour moi est un hymne antimilitariste qui ne prend partie pour aucun des deux camps.
Quant à réduire Cilian Murphy à son physique, je trouve ça un peu léger car il me semble tout à fait étonnant et à sa place.
Je vais fureter pour découvrir ce blog consacré au cinéma. C'est si rare !
Bienvenue ! Vous m'apprenez quelque chose. Dans quel numéro de Marianne parle-t-on de mon blog ?
Sinon, j'ai revu le Ken Loach depuis ce billet qui avait été écrit à chaud pendant le festival de Cannes. Et je maintiens mes positions. L'anglais est dominateur et sanguinaire, l'irlandais, pauvre mais libre. C'est donc une vision très manichéenne qui me met particulièrement mal à l'aise. Sans compter la réalisation des plus académiques.
Hymne antimilitariste ? Au contraire. Ce que prône Loach, c'est la lutte armée, au nom des idéaux. La seule saillie, c'est les luttes intestines qui agitent l'IRA. Mais au final, Loach neutralise son propos comme ses images.
Il ne faut pas négliger cette part de l'histoire souvent ignorée de la domination anglaise en Irlande.
Dans le film, anglais comme irlandais sont sanguinaires et dominateurs puisqu'à la fin l'Irlande se scinde en deux clans.
Les tortures et excécutions sommaires ont lieu des deux côtés et Ken Loach n'épargnent personne.
Je persiste et signe : Ken Loach est pacifiste et vômit la guerre.
Il faudrait réévaluer effectivement l’œuvre de Loach : presque rien d’interressant depuis quinze ans (2-3 bons souvenirs comme Riff Raff ou Sweet Sixteen), et quelques pépites avant (Family life, Kes). Avec le recul, on a peut-être été intoxiqués par la doxa critique bien pensante...