Chris Penn, 1965-2006.

Ces derniers temps, Chris Penn avait beaucoup grossi. Mais ses prestations n’ont jamais manqué d’épaisseur. De Foley à Ferrara, en passant par Altman, l’acteur donnait à ses rôles toute l’ambivalence intrinsèque à sa personnalité hybride : un mélange détonnant de douceur, d’apathie rêveuse et de violence souterraine, laquelle, sans crier gare, vous explosait au visage.
Chris Penn, l’ambigu, réalisait le rêve de tout acteur : la synthèse parfaite de l’émotion et de la pulsion.