16/6/2004 Possession métonymique

Nosferatu de F.W Murnau (1922)
La main glisse sur le corps tendu de blanc. Le corps-écran reflète l'ombre qui se tient dans un hors champ chargé d'une délétère concupiscence.
L'objet du désir se dérobe au regard mais offre son corps virginal à la main tendue, dans un abandon de soi absolu.
Les ténèbres nimbent le cadre, le contaminent peu à peu. Combat de l'ombre contre la lumière. La main métonymie préfigure la possession.



Commentaires
A ma décharge, je dois signaler que je suis recluse et immobilisée de force chez moi, suite à un petit accident.
Que fait James Stewart dans Fenêtre sur Cour ? Il s'adonne au voyeurisme avec son téléobjectif. Mon zoom d'appareil photo n'étant pas assez puissant pour épier mes voisins, comment tuer le temps ?
Parler de cinéma, bien sûr, qui l'art du mouvement, quand moi je suis contrainte à l'immobilité ! :-)
;)
Je n'ai pas l'impression que mon courrier sur ton Email t'es parvenu ????
Bon rétablissement et si tu ne sais pas quoi faire, je ne pzux que te conseiller de te faire plaisir : genre, film, musique, et tiens, j'y pense, j'ai une question, cela te fera toujours passer le temps, "lâme soeur, un mirage ?????"
Je te redonne mon mail. Je vais finir par croire que mon filtre anti-spam est redoutable. Réessaie. A+
:-)
Skoty,
J'ai éprouvé ce même type de déception pour le Cabinet du Docteur Caligari. Il est vrai que les différents régimes d'images dans Nosferatu, peuvent déstabiliser de prime abord. Mais ces ruptures induisent une inquiétude, insuffflent au film sa mélancolie. Du moins, c'est ainsi que je reçois ce chef d'oeuvre.