24/10/2007 Haut les mains, Martin Scorsese !

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29/9/2007 Au bas de l'échelle.

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05/2/2007 Tu me parles avec des mots et je te regarde avec des sentiments.

Ferdinand : tu ne me quitteras jamais, dis ?
Marianne : Bien sûr. (Un silence). Bien sûr...

 

Le regard caméra est une vérité qui dérange, une connivence, une trouée dans un récit déstabilisé.
Pierrot le Fou, 1965. Anna Karina donne la réplique à Jean-Paul Belmondo.
"Tu ne me quitteras jamais". Karina cesse d’être Marianne et répond à Godard, hors champ, droit dans les yeux : "bien sûr".
Dans le silence qui ponctue cette affirmation pensive se loge la cruauté. Flotte sur ce plan l’intuition secrète d’un terme échu, la tragédie d’un couple en voie de séparation.
Le regard caméra est une vérité que les plus beaux yeux menteurs ne peuvent cacher.

 

 


14/12/2005 Autopsie d'un crime




Je vous propose de vous livrer, à votre tour, à une ludique analyse d'image, sur la base de mon approche coloriste.
Je vous confie l'expertise du 2è photogramme.
Un indice : les boutons translucides multifacettes de la robe de l'héroïne sont la réplique exacte du rideau de douche (on ne voit pas très bien sur le cliché).
Si besoin était de recontextualiser l'image : Heche parle avec le vendeur de voitures, pour procéder à l'échange de son véhicule. Hors champ, elle regarde le flic qui la surveille sur le bord de la route.
A vous de jouer...

12/12/2005 Psycho de GVS : un cauchemar en couleurs

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09/7/2005 Des souvenirs j'en ai, même si ce sont des rêves.

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23/2/2005 Visage-miroir


Fury de Fritz Lang (1936)

"Une méthode souvent appliquée en microdramaturgie consiste à ne montrer que des répercussions. On ne montre pas ce qui est vu, mais celui qui voit. Nous apprenons ainsi par une seule et même image ce qui s'est passé et comment quelqu'un a réagi. "
(extraits de Béla Balazs, Le Cinéma : naissance et évolution d'un art nouveau, 1972, Paris, Payot)


La Féline de Jacques Tourneur (1942)

"Souvent aussi, on s'arrange pour que l'environnement se reflète, au sens littéral, dans le gros plan. Ces reflets sont devenus chose banale. Mais de temps à autre, ils sont destinés à voiler par une atmosphère émotionnelle la banalité ou la brutalité de la vision directe. Si, par exemple, une femme se jette à l'eau, la vision directe de cet acte serait d'un effet si banal que le tragique de l'affaire n'en serait pas même exprimé. Même les choses les plus effrayantes en soi doivent être montrées d'une manière nouvelle et particulière afin de produire un effet terrifiant." Béla Balazs, L'Esprit du Cinéma, 1972, Paris, Payot

Magie du hors champ.


22/6/2004 Split screen

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16/6/2004 Possession métonymique



Nosferatu de F.W Murnau (1922)


La main glisse sur le corps tendu de blanc. Le corps-écran reflète l'ombre qui se tient dans un hors champ chargé d'une délétère concupiscence.
L'objet du désir se dérobe au regard mais offre son corps virginal à la main tendue, dans un abandon de soi absolu.
Les ténèbres nimbent le cadre, le contaminent peu à peu. Combat de l'ombre contre la lumière. La main métonymie préfigure la possession.

13/6/2004 In heaven, everything is fine

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