13/6/2004 In heaven, everything is fine
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Commentaires
Je me suis replongée dans la bouquin de Chion à l'instant pour trouver des indices sur cette dame. Rien de bien signifiant. En revanche, dans une étude (je recherche les références en ce moment même) l'auteur met l'accent sur les réminiscences bibliques fortes à l'oeuvre dans le film : sexe et culpabilité, péché originel.
Avec ce sous-texte religieux dont tu parles (péché originel, etc.), le film peut être rapproché de l'univers de Bergman. Ainsi, la scène du repas avec les beaux-parents me fait penser à la fin de "L'heure du loup", autre scène de dîner qui vire au cauchemar...
Smolders (dont j'ai relu, du coup, l'étude d'une traite) dit de la dame au radiateur que c'est la mère du héros ! L'arrière plan biblique est beaucoup moins développé que je ne le pensais.
Il écrit, à propos du final où Henry retrouve la dame au Paradis : " se perdre dans la lumière, se noyer dans les eaux profondes, gommer sa mémoire et son identité, retourner à la poussière, n'être plus qu'une semence éparpillée dans l'univers infini. Rêver ce temps béni où le sens n'était pas, où la forme n'était qu'à peine constituée, où la mère elle-même ne pouvait s'inventer que comme pure abstraction. Car ici, l'image du bonheur est par définition une image abstraite, indéchiffrable, presqu'illisible."
Tout est dit !
i love you all.
bisou.
ciao.
ok.
j.