24/10/2007 Haut les mains, Martin Scorsese !
Bonjour,
Ce texte a déménagé ! Vous pouvez désormais le lire à cette adresse.
A bientôt sur Contrechamp Media

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Commentaires
Tellement brillant qu'on pourrait soupçonner le coup de bonneteau, le ni-vu-ni-connu-jt'embrouille, le hoax Roswellien qui nous livrerait la même brillante démonstration avec des photogrammes de Max Pecas...
Sinon, quand je vois Nicholson jouer avec la main de son débiteur (Les Infiltrés)... ça me fait penser à la Famille Adams... terriblement moins brillant, j'en conviens...
Oh, oui. La Famille Adams et cette mimine qui cavale dans les couloirs. Ah, que j'aime cette imagerie gothique (tu pourras le vérifier lors de mon prochain ciné-club) !
Mais là, je n'ai pas fini mon billet (j'invente le post à feuilleton malgré moi ou le post évolutif mais là, on dirait de la pub pour la banque postale). Bref, je me disperse. Je boucle en ce moment même.
Suis un peu frustrée néanmoins par rapport à cette note. J'ai du faire une centaine de captures à partir des 8 films que je possède dans ma DVDthèque. Mais faute de format, je ne peux sélectionner que 4 films emblématiques de cette monomanie, observable, je le répète, dans tous les films de l'Italo-Américain. Je veux bien faire une monographie là-dessus (si un éditeur lit ce blog).
Ca faisait un bon moment que ce motif m'obsédait, en tout cas.
Sandrine, que dire ? Ben oui, évidemment, bien, comme toujours. Finement observé. Et le regard d'une femme sur les mains a toujours une si particulière acuité...
Si je ne me trompe pas, ton obsession a commencé dans le blog avec la façon qu'avait Cary Grant d' "enlacer" ses partenaires... où tu le comparais, dans sa défaveur, à un de mes premiers pères de substitution, le Duke...
À quand les pieds ?
Il y a matière, hein : Mrs Robinson, Bridget Fonda dans Jackie Brown, le dialogue de Vincent et Jules dans "Pulp Fiction" (encore Quentin ! Voilà un autre obsédé !), "La comtesse aux pieds... nus"... j'en passe et des meilleurs va-nu-pieds.
Allez donc jeter un œil ici http://www.auxpiedsdesfemmes.com/forum/forum_cinema.html pour d'autres exemples parlants.
Pour ma part, j'ai AUSSI un autre problème : je commence à être obsédé par Contrechamps. C'est grave, docteur ?
"La seule chose qui varie dans cette perspective, ce sont les mains, toutes ces mains, claires, agitées, ou en attente autour de la table verte ; toutes ont l'air d'être aux aguets, au bord de l'antre toujours différent d'une manche, mais chacune ressemblant à un fauve prêt à bondir, chacune ayant sa forme et sa couleur, les unes nues, les autres armées de bagues et de chaînes cliquetantes ; les unes poilues comme des bêtes sauvages, les autres flexibles et luisantes comme des anguilles, mais toutes nerveuses et vibrantes d'une immense impatience. Malgré moi, je pensais chaque fois à un champ de courses, où, au départ, les chevaux excités sont contenus avec peine, pour qu'ils ne s'élancent pas avant le bon moment : c'est exactement de la même manière qu'elles frémissent, se soulèvent et se cabrent. Elles révèlent tout, par leur façon d'attendre, de saisir et de s'arrêter : griffues, elles dénoncent l'homme cupide ; molles, le prodigue ; calmes, le calculateur ; et tremblantes, l'homme désespéré. Cent caractères se trahissent ainsi, avec la rapidité de l'éclair, dans le geste pour prendre l'argent, soit que l'un le froisse, soit que l'autre nerveusement l'éparpille, soit qu'épuisé on le laisse rouler librement sur le tapis, la main restant inerte. Le jeu révèle l'homme, c'est un mot banal, je le sais ; mais je dis, moi, que sa main, pendant le jeu, le révèle plus nettement encore."
Stefan Zweig, "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme"
J'aimerais bien, chère Sandrine, que vous dévelopiez un jour à partir de Pickpocket de R. Bresson. La scène des toilettes, où un pickpocket professionnel enseigne ses tours à notre apprenti, n'est-elle pasd une scène de passe finalement. Pourquoi les mains des hommes ont-elles cette charge sensuelle, voire sexuelle?
Disons que ce billet constitue un modeste défrichage.
Patrick,
J'avais lu Bresson et je vous l'accordais. Besson, je doute. Mais dites m'en plus. Je n'ai pas du tout remarqué ce motif dans son cinéma.
Thierry,
Suite à votre remarque fort pertinente, je suis remontée plus loin que vous sur ce blog pour y débusquer les traces de ma propre manie. Je vous laisse chercher. Las ! Je vous laisse les pieds et je garde les mains. Mais pour compléter votre corpus, j'ajoute Bunuel, grand fétichiste du pied (cf Journal d'une Femme de Chambre, entre autres). Je commence à vous obséder, selon vos propres dires. Vous n'iriez pas jusqu'à faire bouillir mon petit lapin dans la marmite tout de même ?
Damien,
Voilà un extrait qui tombe fort à propos. Quoique chez Zweig, les mains définissent des caractères quand chez Scorsese, elles renvoient au pouvoir d'ordre quasi divin. En tout cas, merci pour cette citation.
Jabuz,
Non, vous n'abusez pas. D'ailleurs, tout est parti de là pour moi. Cette sublime chorégraphie dans Pickpocket. Peut-être en parlerais-je un jour. Sur les mains encore, Alain Cavalier.
Quoi qu'il en soit, je vous le concède, l'observation des mains par une femme s'acompagne d'une indéniable charge érotique. Pourquoi ? Ah, ne m'obligez pas à le dire...
29/09/2005 Prends-moi dans tes bras (John Wayne)
Voilà le titre de ton analyse des mains maladroites de Cary Grant. Et ce n'est pas tout : tu as aussi flashé sur les mains de Tony Soprano.
Quant à mon obsession, à la demande de mon toubib, je pars en congé trois jours, sans ordinateur.
On verra pour ton lapin d'ici le 4 novembre... ;-)
Merci. C'est très "éclairant" si j'ose dire. Bringing out the dead constitue en effet un paroxysme. Film survolté s'il en est, il n'a pas été compris à sa sortie. Dommage. Il compte parmi mes préférés : cette odyssée nocturne forme pour moi le pendant mystique d'After Hours. (Dé)construction des icônes ? très juste. Elles se réinventent à l'aune du mal. Voir encore dans Les Affranchis et dans Le Temps de l'Innocence, le procédé des mains rétro éclairées.
Thierry,
Ah ! Me voilà percée à jour. J'ai d'autres marottes du même accabit : l'eau, les salles de bain, les fantômes. Et davantage encore qui m'échappent certainement mais que de perspicaces lecteurs comme vous ne manqueront pas de débusquer !
Le week end fut bon et reposant ?