09/7/2005 Des souvenirs j'en ai, même si ce sont des rêves.
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Commentaires
Vous me prêterez votre perceuse ?
Je reviens sur la phrase "des souvenirs j'en ai même si ce sont des rêves". Ne pourrait-on pas y voir une définition de la mémoire cinéphile ?
Tlön a récemment posté un billet allant dans ce sens :
"Je me souviens de " :
- la pluie qui s'écrase à grosses gouttes dans le final du Narcisse noir
- le poids du corps de John Wayne dans Rio Bravo
etc, etc....
Tous ces détails et instants fugaces qui marquent de façon impérissable l'esprit. Il en va de même pour la littérature. Je me risquerai pas à tenter un inventaire.
D'autres s'en chargeront mieux que moi.....
Ce ne serait pas dans Ubik cette citation ? Bien vu, en effet ! Entre parenthèses, j'aime beaucoup cet auteur et recommande chaleureusement la biographie romancée de Carrère à son sujet.
Vrai Parisien,
Ce ne serait pas dans Le Testament d'Orphée ?
On revient à ce que je disais dans le post plus bas sur le réel et le vraissemblable. Parfois, ce qui est de l'ordre de la création (ou de la reconstitution) est plus criant de vérité que la réalité.
Ca m'évoque un plan de "Et Vogue le Navire" de Fellini. Film de studio, décors cartons pâtes. Les personnages contemplent la lune, s'extasient sur sa beauté, s'exclament :
- La lune est tellement qu'on dirait qu'elle n'est pas réelle !
La lune/spot irradie, sphère parfaite. Au cinéma, l'artifice est souvent plus beau que le réel. Et tout n'est que question de croyance, bien sûr.