29/9/2007 Au bas de l'échelle.
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Commentaires
Blague à part, je me demandais quels sont les films Américains qui racontent le front Européen du point de vue Allemand ?
A noter un générique d'ouverture sensationnel et un générique de fin très émouvant.
Pour ce qui est de Lettres d'Iwo Jima, je l'ai découvert hier, le film est magnifique, je le préfère nettement à Mémoires de nos pères. La mise en scène est selon moi la plus belle qu'Eastwood nous ait livré, et l'âme japonaise (la culture du suicide en l'occurence) est parfaitement retranscrite. Il est surtout, c'est du moins comme cela que je l'ai vu, beaucoup plus intime.
De lettres, il n’en est nullement question. Elles sont la base du scénario mais seule la lettre du soldat à sa mère (très niaise) est lue.
Tu as dû voir sur le DVD que le diptyque est un projet humaniste de Eastwood mais que les films ont été conçus séparément et ne dialoguent pas ensemble.
Le scénario est dû à une sino-américaine et, franchement, l’apologie de la culture américaine est un peu nauséeuse. Seuls semblent réfléchir le général et son colonel qui sont allés aux Etats-Unis.
Le temps d’aimer et le temps de mourir douglas Sirk, 1958
Les japonais, les civils par exemple, qui se suicidaient dans les grottes pensaient pour la plupart que les américains étaient de véritables monstres. La propagande a été particulièrement efficace. Pour s'en convaincre, voir le film "Les 24 prunelles" de Keisuke Kinoshita.
Pas vu "Iwo Jima" ("Mémoires de nos pères" m'avait ennuyé) mais bien rares sont les films américains vraiment anti-patriotiques, et bien rares les films de guerre dépourvus de fascination pour la violence.
D'autre part, ce que je trouve "nauséeux", pour reprendre l'expression, c'est cette vision extêmement réductrice de l'"Amerloque bouseux tout juste bon à faire reluire la bannière étoilée" par le truchement, entre autres, du cinéma.
Cessez de pleurnicher devant l' "ogre américain" qui fait rin qu'vous embêter", les Français, et contentez-vous de faire de bons films !
Thierry
PS : Je ne connais pas beaucoup d'exemples hexagonaux de manifestation audacieuse de contre-pouvoir comme ce ciné ricain, justement, dans sa plus grande décennie, celle du "Nouvel Hollywood" entamée avec le fameux "Big Shave" de Sorsese en 67.
Pour ce qui est des lettres, pour ma part, elles me semblent avoir toute leur importance dans le film, toutes les lettres appartenant au général sont découvertes à la fin telles un trésor.
Mais la lettre qui me semble la plus importante pour le récit, c'est celle de la mère du soldat américain, lettre qui est lue par le lieutenant colonel Nishi à ses hommes.