11/11/2004 Le monochrome, topique de la modernité cinématographique

De gauche à droite, Malévitch et Klein.
Retour sur l'intervention brillante de Vincent Dieutre, à l'occasion de la journée consacrée au point de vue dans le cinéma documentaire.
Et d'aborder le cinéma des Straub et Huillet, à travers la projection de la scène liminaire de Trop Tôt, trop Tard.
Plan séquence autour de la place de la Bastille, boucle ininterrompue, vertigineuse, plan idée qui appartient à la picturalité, et partant, à une modernité hybride.
S'il y a un monochrome au cinéma, c'est bien cette séquence d'ouverture qui s'inscrit dans une démarche davantage liée aux arts plastiques qu'au marxisme.
Les Straub sont donc des arpenteurs qui creusent le sillon de la fiction, à l'aune de l'expérience plastique. Admirable.


